Interview : « Ma devise, c’est le triptyque : Croire, Entreprendre, Réussir » – Sery Dorcas (Exclusif)

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Les férus de lifestyle Made in Africa la reconnaitront assurément. Présentatrice de l’émission Afrobuzz Abidjan diffusée sur Vox Africa, la ravissante Sery Dorcas s’est livrée en exclusivité à Je Wanda Magazine sur ses activités professionnelles, sa vie de famille, son divorce, ses challenges… La belle Miss Côte d’Ivoire 2005 vous dit tout (ou presque…). Lisez vous-mêmes Wanda People…


 

Je Wanda Magazine : On peut dire que l’année commence bien pour toi puisque depuis peu tu es le nouveau visage de l’émission AfroBuzz Abidjan. Félicitations ! Peux-tu nous en parler ? Comment c’est arrivé ?

En réalité, tout est parti de la recherche par la direction de Vox Africa, vers la fin de l’année dernière, d’un professionnel qui réponde à un profil particulier, pour suppléer à la vacance, depuis un moment, au poste de présentateur d’Afro-buzz Abidjan. La direction m’a donc fait appel, et suite à un entretien, j’ai été retenue. L’année nouvelle a-t-elle bien commencé pour moi ? Oui, je peux y répondre par l’affirmative. Mais cela s’inscrit dans la suite logique de la dynamique dans laquelle je suis engagée depuis l’année dernière, et je ne peux qu’en rendre grâce au Tout-Puissant.

J.W.M : Y a-t-il une touche spéciale Sery Dorcas ?

S.D. : Bien évidemment, qu’il y a une touche spéciale Sery Dorcas à l’émission Afro-buzz Abidjan telle que présentée depuis que j’en ai pris la charge. C’est d’ailleurs ce que recherche la direction de Vox Africa, et rien qu’à comparer les émissions passées et celles d’aujourd’hui, on s’en rend compte. Maintenant, est-ce que l’émission version Séry Dorcas est meilleure à celle du passé ? La réponse à cela relève d’une autre paire de manche. Et il revient au téléspectateur et aux professionnels du secteur d’en juger.

J.W.M : De par ta formation en journalisme, tu as finalement toujours été portée vers les métiers de l’animation, tu as d’ailleurs relancé les activités de ta boîte de production initialement lancée en 2000 (bien avant ton mariage) via le concours de talents Waouh l’année dernière. Pourquoi ce n’est que depuis peu qu’on a le plaisir de te voir plus activement à l’écran ? Pourquoi la découverte de jeunes talents ivoiriens comme thématique ?

S.D. : Comme vous pouvez vous en douter, juste après mon diplôme d’animatrice-journaliste, je me suis fiancée, me suis mariée et ai été en maternité de ma fille. Pour la jeune diplômée que j’étais, tout ceci était difficile à conjuguer au même moment que l’entrée dans la vie professionnelle dont on sait que ce n’est pas chose facile, surtout sur notre continent, l’Afrique. J’ai dû donc arbitrer et fait l’option de lancer ma vie familiale avant celle professionnelle, ayant déjà la garantie de mes compétences et mon diplôme en poche. Mais les derniers développements de ma vie familiale m’ont confortée dans l’idée que, objectivement, je devrais, sans plus tarder, lancer ma carrière professionnelle. Ce que j’ai entrepris de faire depuis fin 2014, avec une accélération, en 2015.

Pour ce qui est de la thématique de la découverte de jeunes talents, pouvoir apporter un jour une contribution à la promotion des talents insondés du continent africain a, depuis toujours, constitué mon rêve. Car j’ai toujours été convaincue que, par-delà l’afro-pessimisme ambiant, l’Afrique a beaucoup à faire découvrir et à apporter au reste du monde.

J.W.M : Alors tu as divorcé de Didier Zokora  il y a un moment maintenant. Cela a fait la une de la presse ivoirienne et africaine, comment te sens-tu aujourd’hui ?

S.D. : Un divorce en soi est l’aboutissement d’un process relativement long. Concernant ma propre expérience, j’en dénote trois temps différents. Le temps médiatico-social, le temps psychologique et le temps juridique. Pour ma part, le temps le plus important est celui psychologique, parce qu’il n’est ni évident ni facile de se remettre du drame que constitue un divorce. Certains divorcés ne s’en sont d’ailleurs jamais remis, quand d’autres s’en remettent tout bonnement à des solutions extrêmes. Dans mon cas, même si mon divorce n’a pas encore été officiellement prononcé, je peux, aujourd’hui, affirmer qu’avec l’aide de mes parents et de mes proches, j’ai déjà pu surmonter cet événement et fermer cette page pour le moins douloureuse de ma vie, qui a été rendue encore plus difficile, avec le retentissement médiatique qui a été le sien, en raison de ce que les principaux acteurs concernés étaient des people.

J.W.M : Qu’as-tu appris de cette expérience ? Des conseils pour les jeunes femmes africaines qui comme toi ont connu le divorce ou l’envisagent ?

S.D. : L’expérience du divorce reste personnelle, et quel que soient le nombre de fois où on divorce ou les conditions dans lesquelles l’on divorce, il serait prétentieux de la part d’un divorcé, sauf à se substituer aux agents matrimoniaux, de vouloir prodiguer des conseils à des personnes en situation de divorcer. Chacun divorce ou cherche à divorcer pour des raisons personnelles, parfois très personnelles même.

Pour autant, avoir appris à faire quelque chose de ses propres mains et de sa propre tête ; avoir donc une qualification professionnelle est capitale, aussi bien pour une femme que pour un homme. Savoir faire quelque chose de productif par soi-même permet de s’affranchir de toute velléité d’asservissement ou d’écrasement de la part de l’autre. Et cela peut s’avérer encore plus utile en situation de divorce, parce que non seulement cela t’aide à dire non à l’imposture, mais cela te confère aussi la force et l’énergie nécessaire pour te reconstruire, une fois le pas du divorce franchi.

Si j’ai donc un conseil à prodiguer, ce serait à chacun, sans distinction de sexe, d’apprendre à faire quelque chose dans sa vie et de sa vie ; et de toujours travailler sans relâche.

Ceci dit, quelles que soient les péripéties de la vie, l’amour existe. Le plus important c’est d’avoir la chance de tomber sur la bonne graine ; de faire des rencontres heureuses.

J.W.M : On dit que l’avenir c’est devant, à quels projets futurs te consacres-tu actuellement ?

S.D. : Les projets auxquels je m’attaque restent dans le cadre de la production et de l’animation audio-visuelles. Je travaille, présentement, sur de nouveaux concepts d’émissions télévisées que, s’il plaît à Dieu, les téléspectateurs africains découvriront sous peu. Pour ce qui est du reste, je n’entends pas, pour le moment, m’orienter vers une quantité industrielle de productions et d’émissions. Je mets un point d’honneur sur la qualité. Et donc, à court et moyen termes, mon plus grand projet est de consolider les chantiers déjà lancés.

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J.W.M : Comment arrives-tu à concilier la vie de mère célibataire avec ta vie professionnelle ?

S.D. : Le tout réside dans la volonté de faire. Je n’ai jamais envisagé de rester une femme au foyer, et donc en tant que femme, qui plus est appelée à être maman, je m’étais apprêtée en conséquence. Ce qu’il faut relever, c’est que ma fille n’est plus tout à fait bébé, et que, depuis la rentrée dernière, elle a même commencé à aller à l’école maternelle. Le temps de la nourrice et de la fraîche maternité passé, je n’ai donc pas particulièrement du mal à jouer mon rôle de mère, tout en donnant résolument un sens à ma carrière professionnelle.

J.W.M : As-tu une devise ? Un leitmotiv ? Pourquoi ?

S.D. : Ma devise, c’est le triptyque : Croire, Entreprendre, Réussir. Bien évidemment c’est une devise qui repose sur le travail-vertu. Travailler, toujours travailler, et même quand ça ne va pas, encore travailler.

J.W.M : Quel est ton plus grand challenge ? Ta plus belle réalisation ?

S.D. : Mon plus gros challenge reste de transformer ma devise en réalité, en des actions concrètes. Et c’est ce à quoi je m’attèle, depuis bientôt deux ans.

Pour ce qui est de ma plus belle réalisation, je vais peut-être vous surprendre, mais c’est ma fille. Car même si je n’ai pas eu, toute seule, à la concevoir, et que la grâce divine y a été surdéterminante, porter un enfant, en accoucher, en prendre soin chaque jour que Dieu fait, et l’éduquer comme cela se doit, pour qu’il devienne un modèle social, est quelque chose de passionnant et de gratifiant, à nulle autre pareille.

J.W.M : Quel est ton plat africain préféré ? Pourquoi ?

S.D. : Rire ! En bonne femme bété (Ndlr : une ethnie de l’Ouest de la Côte d’Ivoire), bien évidemment tout plat à base de riz, et de préférence du riz à la sauce graine.

J.W.M : Si tu nous apprenais un mot d’argot ivoirien ou une expression typiquement ivoirienne que tu aimes bien…

S.D. : « En même temps est mieux dèh ! » Lol ! Prosaïquement, cela signifie ne pas remettre à demain, ce qu’on peut faire aujourd’hui. En d’autres termes, et de manière plus profonde et structurée, cela signifie également « Make it happen ».

J.W.M : Un conseil pour les jeunes africains qui rêvent de faire de la télé comme métier ?

S.D. : Je les invite tout simplement à s’approprier et faire leur ma devise : Croire en soi, Entreprendre, et veiller à Réussir ce qu’on entreprend.

J.W.M : Un dernier mot pour nos Wanda People ?

S.D. : Je Wanda bien entendu…

Propos recueillis par Céline Victoria Fotso

Crédit photo : Aziz TOURE / Numeris Studio Pro.

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