Destination : Au sommet du Mont Kilimandjaro avec le Camerounais Marc Olivier Enoh

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Wanda People, nous sommes ce jour avec Marc Olivier Enoh, premier camerounais à avoir hissé le drapeau vert-rouge-jaune sur le sommet du mont le plus haut d’Afrique. Avec lui, nous irons à la découverte d’une aventure unique en son genre : l’ascension du Mont Kilimandjaro. Un massif de terre, de roches et de glace qui culmine à 5.895m de hauteur et qui porte si bien son nom de « toit de l’Afrique ». Venez découvrir avec nous une des merveilles de notre beau continent.

A 26 ans, Marc Olivier Enoh est un jeune camerounais dont la passion et la fougue n’ont d’égales que la hauteur des ambitions qu’il porte. Contre vents et marrées, cet originaire de la région du sud-ouest a réussi à briser toutes les barrières sociales caractérisées principalement par la difficile compréhension de ses projets. Planter le drapeau camerounais sur le toit de l’Afrique, il l’a fait ; et il a décidé de nous faire vivre cette aventure afin pourquoi pas d’en inspirer plus d’un. Récit.

L’ascension du mont Kilimandjaro est une épreuve qui débute bien avant l’objectif final. Étant un sommet extrêmement haut, il est plus que nécessaire de préparer son corps à cette épreuve aussi bien physiquement que psychiquement. Les programmes d’entrainements sont sensiblement les mêmes, car il faut le dire, cette aventure n’est recommandée qu’à ceux qui ont déjà fait de la randonnée en montagne auparavant. Cela dit, il s’agit essentiellement de courses de fond quotidiennes et de l’adoption d’un régime alimentaire sain. Lorsque le corps est parfaitement mis en condition, l’aventure peut réellement commencer.

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Dès l’arrivée sur le sol Tanzanien, l’aéroport international du Kilimandjaro nous ouvre chaleureusement ses bras. Nous sommes loin du luxe d’un Paris Charles de Gaulle ou même Julius Nyerere de Dar es Salam, mais ne serait-ce que la beauté des jardins à l’entrée vous laisse une très bonne impression. L’aéroport est à quelques kilomètres seulement d’Arusha, la deuxième ville de Tanzanie, mais pas le temps de visiter. La beauté de cette ville centenaire pourrait nous éloigner de notre objectif principal. Nous avons le choix : prendre une nuit pour se reposer dans un hôtel ou se rendre directement au campement de Machame au pied du mont.

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Le village Machame. Ce nom a été donné également à la route éponyme qui est la plus utilisée car offrant de très beaux paysages. Les autres routes à l’instar de Marangu sont soit moins belles, soit moins accessibles. Le premier camp est à 3.000m. Une altitude somme toute assez considérable. Alors, il ne nous reste plus qu’à bien préparer nos sacs et être prêts pour se lancer.

Le premier jour de l’ascension, on quitte de 1.700m à 3.800m d’un trait. Les pentes sont abruptes, mais pas raides. Au milieu des fougères et des bégonias, la flore est présente. On est en plein dans une steppe arborée. Puis à la fin de la journée, le paysage change. La végétation se fait plus rare et on commence à apercevoir les roches volcaniques.

L’ascension se poursuit jusqu’au troisième jour. A la mi-journée, on culmine à 4600m soit 500m plus haut que le Mont Cameroun, puis on redescend à 3.900m. Le but est alors d’acclimater le corps à l’altitude pour le préparer à aller plus haut. A ce niveau, on se force à respirer par le nez pour être sur qu’on ne va pas trop vite et surtout, qu’on respecte le rythme de notre corps.

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Le jour suivant, on repart en montée au petit trot : le fameux « polé polé » en Swahili. Traduction : à petit pas. On escalade le mur du Baranco avec nos guides et à la fin de la journée, on remonte à 4600m. Soit 700 maigres mètres de parcouru en une journée. Mais pas le temps de s’apitoyer car il est 18h et nous n’avons que 4h de repos avant l’ascension finale : celle pour quoi le déplacement a été effectué.

Il est 23h et on se met à table pour le petit-déjeuner. En effet, l’ascension finale commence de nuit. L’idée étant d’arriver au sommet au petit matin avant que le soleil ne fasse fondre la glace. La procession s’élance. Dans un silence de cathédrale, sous les lumières des torchères, chacun affronte la montagne et essaye autant que possible de se concentrer sur l’effort intense qu’il est en train d’effectuer. La randonnée semble être interminable. Le froid agresse le visage. Il fait -15°. On pense à rebrousser chemin lorsque …

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Au loin on entrevoit le soleil qui se lève. Le spectacle est saisissant. A couper le souffle presque. C’est Stella Point. On n’est pas encore arrivé, mais on y est presque. Et ce qu’on voit nous motive d’avantage. Il est 6h et nous nous trouvons au dessus des nuages. Surréaliste. 45mn de marche encore et on arrive. Uhuru Peak. Le point le plus haut du continent. La joie éclaire tous les visages. Quelques clichés avec notre drapeau bien en évidence et ce moment unique est désormais immortalisé. L’émotion est à son comble, mais on doit déjà redescendre.

La descente est une formalité. Elle prend une journée voire deux tout au plus. Arrivé à la base, on se demande ce qu’on devrait retenir de cette ascension et il n’y a qu’une seule chose à l’esprit :

« pour atteindre nos objectifs, nous devons opérer un dépassement de soi. Lorsque cela est fait, plus rien ne peut nous arrêter ».

Que vous suggère cette aventure Wanda People ? Laissez-nous vos commentaires plus bas.

F.F.K

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