lundi, juin 17, 2019

Moët Impérial 150th Anniversaire

Moët

MoëtGrand Day

De Douala à Lagos, de Johannesburg à New York, Ibiza, Londres, Tokyo etc. le Cameroun se joint au reste du monde pour célébrer le 150ème anniversaire de son emblématique cuvée non millésimée à travers une méga soirée au Twist lounge à Douala le 22 juin 2019...

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Chronique : Comment mon voyage au Brésil m’a ouvert les yeux sur l’Agribusiness au Cameroun

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En 2014 j’ai eu la chance d’aller à la Coupe du Monde au Brésil afin de supporter les Lions Indomptables. Ce fut court mais je vous assure, ce voyage a été une révélation pour moi. C’est ça la beauté des voyages…

Cameroun/Brésil, match de la dernière chance, me voici dans la ville de Brasilia pour supporter notre équipe nationale. Tout d’abord pour la petite histoire, je tiens à dire que je ne me suis pas sentie franchement dépaysée car j’ai trouvé d’étonnantes similitudes avec le Cameroun mon pays. Et je peux vous dire que je me suis promis de ne plus me plaindre de mes frères camer après ce voyage (ou presque plus). De grandes similitudes, mais dans les grandes villes, le personnel de service est très ignorant au final.

La terre rouge de la ville de Brasilia m’a fait penser à celle de notre chère Ngola, alias Yaoundé, la capitale. Les dalles qui pavent certains chemins m’ont également fait penser au pays. De même que le fait de peindre les bordures des trottoirs comme on fait quand on a de grands événements officiels dans la ville.

 
 

 

Je me suis aisément imaginée dans une Cameroun émergeant à l’horizon de 2035. Les ressemblances ne s’arrêtent pas là. Je me suis aperçue également que nous avions un climat proche et surtout j’ai vu et goûté des produits étonnants ! Des produits finis faits à base de vivres que nous aussi avons au Cameroun. Et je me suis demandé pourquoi nous n’avions pas également ces produits finis en vente chez nous alors que nous avons ces mêmes matières premières presque à portée de main. J’y ai vu des choses simples telles que : de l’eau de noix de coco en tetrabrik. Que faisons-nous de la notre ? De mon lit, je vois des noix de coco sur le Cocotier en face de ma chambre ! J’ai goûté de la pâte de goyave. Oui de la pâte goyave, vous savez un peu comme ces pâtes de fruit en mbeng, mais la c’était présenté comme un rectangle de beurre. Et je vous dis pas comment c’était bon. J’ai goûté des crêpes au manioc. Oui des crêpes au manioc, je vous assure ! Et très bien présentées (voir recette de Pancakes au manioc. Ou cette simple canette de jus de mangue…

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Crêpe de Tapioca #Bresil #Brazilia

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J’étais choquée ! “Mais pourquoi n’avons nous pas cela au pays ?” Me suis-je interrogée maintes fois ! Alors que tous ces fruits et autres nous les avons ?! J’étais un peu indignée et triste de voir ce que nous pouvions faire et que nous ne faisions pourtant pas. J’ai compris pourquoi nous étions juste en voie de développement. Nous ne transformons qu’un pourcentage minime de toutes nos ressources naturelles. Et finalement ce sont les denrées que les colons ont transformé au départ pour leur marché que nous continuons à transformer d’ailleurs beaucoup pour leurs marchés. L’essentiel des exportations (80%) repose sur des produits pas ou peu transformés. Et en 60 ans, très peu voire aucune autre grande nouvelle industrie n’a émergé. Passons en revue en gros quelques denrées que l’on transforme de façon industrielle (c’est-à-dire pour avoir un produit fini consommable par le consommateur final) : café, cacao, coton, bois, canne à sucre, hévéa, pétrole, gaz, tomate, tabac, palmier à huile, riz… A différencier des cultures vivrières qui ne sont justement pas transformées.

Imaginez tout ce que l’on pourrait faire d’autre avec : l’ananas, la papaye, la goyave, la mangue, la noix de coco, l’arachide, le manioc, la patate, le plantain, et j’en passe, you name it !
Tous les jus, confitures, fruits secs, biscuits, arômes, farines, chips, produits cosmétiques, pâtisserie…

Pourquoi n’avons-nous pas encore une vraie marque de chips de plantains ? Une vraie marque de jus de fruits (bon ça j’ai cru voir les brasseries s’y lancer, mais depuis làààà ??!), une vraie marque de confitures… Quand je dis “vraie” c’est à dire avec un beau packaging, une stratégie marketing, une identité de marque, une filière de distribution, de l’exportation etc.

Une lueur d’espoir s’est alors allumée en moi. Voici ce que nos générations devront s’atteler à faire, transformer nos matières premières et en faire de belles marques à succès au Cameroun mais aussi à l’étranger. Un pays si riche que le notre a tout pour devenir émergeant en 2035 (Les Emirats Arabes Unis ont 45 ans)  ! Alors chers frères et sœurs, vous cherchez comment investir au pays ! Dans quels types de projets ? Lancez-vous dans l’agriculture si vous aimez la terre ou l’agribusiness (agroalimentaire) si vous êtes plus marketing, ou les deux si vous êtes un(e) dur(e) boss ! Il y a TOUT à exploiter ! Créons de belles marques que nous prendrons plaisir à consommer et que nous partagerons avec le monde. De belles marques Made in Cameroon dont nous serons fiers. Nous avons tout à notre portée. Montons des projets solides, je suis sûre que les investissements financiers ne manqueront pas pour les réaliser tellement il y a tout à faire ! Les banques ne pourront que suivre les projets sérieux car le secteur primaire est très porteur est le besoin (même s’il ne se fait pas encore trop sentir) est là ! Mais c’est aussi ça être visionnaire, devancer les besoins des consommateurs.

Un autre jour je vous expliquerai en quoi le complexe qui nous mine nous empêche aussi de nous développer avec l’exemple de la boulangerie. Le complexe psychologique n’est pas à négliger dans notre développement, il prend aussi une grande part dans notre retard… Mais, pour l’heure, commençons à penser consommation camerounaise !

Don’t forget ! Think IN the box first before thinking OUT of the box ! A vous de jouer et d’approfondir, moi je ne fais montrer où il y a du potentiel… Good luck !

C.V.F

 
Céline Victoria Fotsohttp://www.jewanda.com
Céline Victoria Fotso ou l'esprit créatif. Femme d'affaires, designer, community manager ou architecte événementielle, telles sont les multiples casquettes de Céline Victoria Fotso, fondatrice de Je Wanda Magazine. Riche de ses expériences multiples, cette diplômée en marketing de l'Ecole Supérieure du Management de l'Entreprise à Nice et de l'Académie des Arts et du Design de Montréal, se consacre depuis trois ans à bâtir un pôle d'activités créatives tourné vers l'Afrique. Ainsi, après avoir collaboré au sein des services marketing et commercial d'enseignes de renom telles que Yves-Saint Laurent, Michaël Kors, Smalto, ou encore Réminiscence, cette passionnée de culture, d'Afrique aux goûts éclectiques finit par créer Je Wanda & Co, un concept nouveau à mi-chemin entre le web, l'événementiel, la mode et la communication. Véritable fruit de sa brillante inventivité, et de son insatiable fascination pour les individus et la mixité des cultures. Son rêve : Incarner une Afrique jeune, moderne et en mouvement, loin des multiples stéréotypes négatifs récurrents. Autrement dit, montrer une Afrique résolument positive qui ose.

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