Musique : « Ndem 237 » – Qu’est ce qui n’a pas marché ?

4699

 Cameroun-musique-Ndem-237-Je-Wanda-Magazine

Ils étaient doués, ils avaient pourtant un bel avenir musical armés de leurs belles voix et au summum de leur jeunesse. Mais qu’est ce qui n’a pas marché ? C’est dans la quête d’une réponse que nous sommes revenus sur le parcours de ces quelques jeunes chanteurs camerounais dont la carrière a brillé telle une étoile filante, l’instant d’une chanson, ou deux, alors qu’ils étaient plein de vigoureuses promesses.

On a coutume de dire : « Le plus dur n’est pas d’arriver au sommet, mais de s’y maintenir ». Une maxime que l’on prononce de manière assez banale, mais qui prend sens dès lors qu’on observe de près ceux-là qui ont atteint ce sommet mais qui n’ont jamais pu s’y maintenir. Daniel Baka’a, Sine, Danielle Eog, Duc-Z et autres font partie de ces « chanceux » qui ont connu plus ou moins la gloire à un moment donné. Nous avons scanné les carrières de ces artistes camerounais dans le but de comprendre ce qui a fait leur succès mais aussi leur chute, et pourquoi pas d’en prémunir plus d’un contre les oubliettes du showbiz.


6Teety Tezano

Teety Tézano est la fille de Johnny Tezano, un chanteur camerounais de rumba/soukouss célèbre des années 80-90. Son nom peut vous sembler peu familier mais c’est sûr que vous l’avez déjà entendu chanter. Kwassa System est l’un de ses gros tubes.

Teety Tézano apparait dans le milieu musical puissamment comme leader du groupe Kit Kat Girls. Très vite, elle enchaine les collaborations avec notamment Sultan Oshimihn, Krotal ou le groupe Macase. Alors que tous les regards sont braqués sur cette pépite à la voix magnifique, elle disparait de la scène. Elle revient en 2011 sous le label Hip Hop Developpé (HHD). On retrouve une Teety Tezano ambitieuse qui sort un très remarqué featuring avec Danielle Eog « Hold On Sister« .

Puis c’est encore le blackout. Et ce n’est qu’en 2015 qu’on la revoit dans « In love » avec à l’appui une merveille de clip réalisé par Adah Akenji. Une inconstance qui a très certainement freiné l’éclosion de la carrière de ce diamant brut de la musique camerounaise, en qui les mélomanes voyaient la prochaine Whitney Houston.

Que devient-elle aujourd’hui ? C’est la voix qui se cache derrière le titre « Unstoppable » utilisée par la société de téléphonie MTN comme sonnerie d’attente depuis plusieurs années. Le talent de cette musicienne est unanimement reconnu par tous. Cependant, sa carrière en dent de scies l’a empêchée d’entrer dans l’histoire.

Notre analyse : Mauvais choix de créneau musical. Cette fan de Beyoncé n’a pas su s’éloigner de l’influence de son idole et a perduré à chanter dans la langue de Shakespeare sans vraiment en avoir la pleine maîtrise. Le genre musical qu’elle s’est choisi avait peu de chance après les « ravages » de l’Afropop d’exister au Cameroun, pas tel qu’elle l’a servi en tout cas.

Morale de l’histoire : C’est bien de s’inspirer de son idole mais il faut vite s’en détacher afin de trouver sa voie surtout si on est en Afrique où certains genres musicaux sont difficiles à assimiler par le grand public. Difficile d’exister face à des Tiwa Savage ou Yemi Alade quand on veut se la jouer Queen B sans adapter son style.

 

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here