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Musique : “Kaba Ngondo” de Tenor, futur tube de 2017… Les rappeurs has been quittez !

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Ah la la ! J’avais décidé de n’écrire qu’en 2017, 2016 étant un peu une année sabbatique pour moi. Vous savez que j’ai un nouveau boss de 3 mois là donc, elle commande, j’exécute seulement… Et puis, vous savez, je marche à l’inspiration. Mais quand la musique m’appelle aussi, je dois répondre à l’appel. Me voici donc sur le dernier single “Kaba Ngondo”, pour ceux qui aiment bien me lire, allons-y…

Certains d’entre vous le savent peut-être, j’ai découvert Tenor sur YouTube il y a deux ans grace à cette chère Françoise Ellong, grande fan du rap237, qui m’envoie le lien sur WhatsApp. Je mets du temps à l’écouter car occupée. Et puis je finis par le faire et bam, révélation. Le gamin a 16 ans, et je me dis, il a tout compris ce jeune homme, s’il continue ainsi, à prendre les bonnes décisions, à écouter les conseils et les remarques, il fera parler de lui très vite.

 
 

Deux ans plus tard, il a fait son petit chemin. Après avoir fait des tentatives de buzz, plus ou moins réussies (avec “Nathalie” ou “Céline Fotso” que nous n’avons pas souhaité relayer), il fait (enfin) une belle percée avec “Do le dab“, il donne ses couleurs camerounaises au mouvement venu des U.S.. Résultat : plus de 400 000 vues en 3 mois… Le son plutôt commercial mais efficace lui permet d’entrer en club et faire danser la foule. C’est le succès !

L’un de ses plus grands atouts est cet accent beti qui est devenu sa marque de fabrique et qui joue inmanquablement sur le flow. Quoiqu’il chante, quand vous l’entendez vous savez qu’il est camerounais and that’s the real deal. L’autre, sans doute le plus important pour un MC, ce sont ses paroles, ses rimes en finesse et pleines d’esprit. On sent un artiste qui en a dans la tête. Et le dernier, la cerise sur le gâteau, son excentricité. Son grain de folie visible à l’œil nu en fait un drôle d’oiseau sur la scène urbaine parfois très “coinços”. Quelle bouffée d’air frais !

Venons en au single du jour “Kaba Ngondo”… Quand tu l’écoutes tu confirmes que l’artiste est très observateur, et il regarde dans la direction des gens qui marchent. Comme l’a fait avant lui le big Jovi avec son “CASH” révolutionnaire en 2014, Tenor sort sa part Avec “Kaba Ngondo”. Et autant vous dire que c’est un tube qui se profile à l’horizon de 2017. Un rap sur fond de Bikutsi, dans l’esprit story telling. Un vrai griot des temps modernes qui vous fait danser mais rire en même temps. Ce que les Camer (et les africains en général) adorent faire. Certains s’y sont essayés après CASH mais sans succès. Et même si musicalement parlant, le travail du monstre reste très difficilement atteignable, Ténor arrive à se battre plutôt brillamment sur cette prod. La punchline qui ne manquera pas de faire le buzz “Les bons gars sont rares comme les jeunes filles en Kaba Ngondo”.

Pour finir, ce single me permet de parler un peu de ces rappeurs camerounais qui continuent à se prendre pour les Booba et autres rappeurs français. Si ça avait même déjà tcha un jour (j’en doute), ça ne tcha plus ! Seuls les camerounais qui ne vivent pas ici et qui ne comprennent pas ce qui peut faire décoller au Cameroun vont vous applaudir et vous encourager. Je vais en nommer quelques uns que j’observe depuis quelques années et qui ont une très faible évolution (c’est pas faute de parler de cela depuis des années). Certains ont essayé de se battre avec quelques paroles locales, mais avec un flow et un accent qui demeurent entachés de bleu/blanc/rouge, donnez-moi quelques secondes car il faut que je fouille dans les archives…

Voiiiila les voici ! Et les LSM oh (Teddy Doherty, Inna Money), les Dareal oh, Killa Mel, les Pit Baccardi essayent même de se mettre au “kwatta style” un peu tardivement mais c’est compliqué… Je n’irai pas jusqu’à nommer les autres tontons has been car vous les connaissez plus que moi (et eux-mêmes se connaissent)…

Il y a désormais deux écoles distinctes de rap Camer mais toutes ne mènent pas au succès. Il aura donc fallu que Jovi, suivi des Franko, Minks et Tenor vous montrent que voici la voie. Les camerounais veulent entendre des choses qui leur ressemble. Vos jets privés et autres bolides dans les clips ne les intéressent pas. A la fin de la journée, c’est l’authenticité qui paye. Et c’est pour cela que je réitère mon admiration pour un gars comme Jovi qui l’a compris et l’applique depuis 2011, n’en déplaisent à certains qui n’ont jamais compris pourquoi sa musique et ses clips ressemblent à ce qu’ils sont. Car il faut un mental fort pour maintenir le cap quand on va à contre courant… Les haters vous verront marcher sur l’eau et diront que c’est parce que vous ne savez pas nager…

Donc de grace, la génération qui arrive là, balancez nous du rap à la camerounaise et cessez de singer les rappeurs français (ou ricains d’ailleurs car c’est valable dans les deux langues). Ceci vaut également pour les chanteurs qui se prennent encore pour Chris Brown et les chanteuses pour Rihanna.

Pour conclure, quel plaisir de voir le chemin d’un comme Tenor, en espérant qu’ils seront quelques uns comme lui très rapidement pour enrichir la scène urbaine camerounaise et grossir les rangs de ceux qui sont réellement fiers de leur héritage culturel made in Cameroon. Écoutez son “Kaba Ngondo” et dites ce que vous en pensez.

C.V.F

Lire aussi : WIMBO-KASI : Rap camerounais, Esquisse d’une trajectoire – État des lieux (I)

 
Céline Victoria Fotsohttp://www.jewanda.com
Céline Victoria Fotso ou l'esprit créatif. Femme d'affaires, designer, community manager ou architecte événementielle, telles sont les multiples casquettes de Céline Victoria Fotso, fondatrice de Je Wanda Magazine. Riche de ses expériences multiples, cette diplômée en marketing de l'Ecole Supérieure du Management de l'Entreprise à Nice et de l'Académie des Arts et du Design de Montréal, se consacre depuis trois ans à bâtir un pôle d'activités créatives tourné vers l'Afrique. Ainsi, après avoir collaboré au sein des services marketing et commercial d'enseignes de renom telles que Yves-Saint Laurent, Michaël Kors, Smalto, ou encore Réminiscence, cette passionnée de culture, d'Afrique aux goûts éclectiques finit par créer Je Wanda & Co, un concept nouveau à mi-chemin entre le web, l'événementiel, la mode et la communication. Véritable fruit de sa brillante inventivité, et de son insatiable fascination pour les individus et la mixité des cultures. Son rêve : Incarner une Afrique jeune, moderne et en mouvement, loin des multiples stéréotypes négatifs récurrents. Autrement dit, montrer une Afrique résolument positive qui ose.

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