Album : « 16 wives » – Jovi (Review)

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Il y a quelques semaines le rappeur camerounais Jovi dévoilait son troisième album « 16 Wives », près de deux ans après « Mboko God » qui avait marqué le rap africain. Nous avons écouté cet opus musical qui était le tout 1er de l’année 2017 catégorie musique urbaine, et en voici la revue.

On peut dire qu’on l’a attendu avec impatience. Après un report à cause des évènements troublants de Bamenda, le Mboko God a dévoilé le 16 février dernier son album « 16 Wives ». Produit par ses soins sous le pseudonyme « Le Monstre » cet album comporte jusqu’à 16 titres (…oui 16 titres) dont les ingrédients qui sont les mêmes qui ont fait le succès de Jovi garantissent une nouvelle fois qu’il entrera directement dans les annales de la musique camerounaise. Mais avant de nous intéresser au fond, revenons sur ce que Jovi nous a réservé pour la sortie de cet album.

Certains se rappellent certainement de la fièvre jaune qui avait envahi la toile à l’occasion de la sortie du deuxième album de Jovi Mboko God. C’était un 20 mai et l’affaire avait provoqué un vrai séisme dans l’univers musical. Parade qui a d’ailleurs inspiré plus d’une campagne depuis lors. Pour cette fois, Jovi a une fois de plus misé sur les symboles car il faut faire le parallèle, « 16 wives » est officiellement sorti un 16 février 2017. Sur la cover, une photo vintage* d’un répé assis sur une chaise avec sa meute de femmes autour de lui. Une photo qui nous situe déjà le contexte dans lequel cet album du pape du rap made in Cameroon sort. On peut en déduire l’amour, la maturité et surtout le Mboko !

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Et justement dès l’intro, les perceptions se confirment. Avec le titre « Free music », il est question d’amour ; l’amour que Jovi porte à la musique, à ses 16 femmes qu’il nous dévoile avec cet album. Et puis tout s’enchaine. La 3e partie de « Man Pass man« , (un titre déjà présent dans ses deux premiers albums) nous installe dans une dimension cinématographique. Le voyage se déroule en plein Hollywood, jusqu’à ce que le refrain, en langue Duala, ne nous rappelle que nous sommes bel et bien au Mboa. Le gars joue avec nos sens ! La maitrise du son est parfaite.

Eh oui, Wanda Peeps !16 Wives est absolument l’album de la consécration pour Jovi qui délivre ses chansons avec une aisance remarquable. Sur « No Man », on découvre d’ailleurs le rappeur sous une toute autre casquette, celle de chanteur. L’artiste une fois de plus fait le tour du Cameroun en chanson. Du Bikutsi au Makossa, de « Tchana Pierre » à « Tom Yoms« , des beats lourds, provocants, agrémentés de voix travaillées à l’électronique, Jovi pose des textes centrés sur la vie quotidienne, en pidgin, français, anglais et autres dialectes tels que le Duala ou le Limbum.

Alors que 4 titres de cet album étaient déja connus (Ou même, Why God, Monshung, How many so many), Jovi confirme qu’il est bel et bien la machine à hits du Cameroun. Un album qui signe l’entrée inévitable et irréversible du Mboko God au panthéon de la musique urbaine camerounaise.

Dévoilé en exclusivité sur la plateforme BandCamp où il a été consacré dans les « best sellers » dès les premières semaines de vente, l’album « 16 Wives » est aujourd’hui disponible également sur iTunes au prix de 10 dollars (5000 Fcfa).

Mes préférences :

  • Man pass man prt 3
  • 50-50 (ft. Reniss)
  • Why God

Et vous, avez-vous déjà écouté l’album « 16 Wives » ? Partagez vos impressions avec nous en commentaires.

F.F.K

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