Wanda People, voici une go sortie de nulle part, mais qui avec beaucoup de persévérance se retrouve aujourd’hui sur l’incroyable route du succès. Son nom c’est Hawa Boussim, une jeune burkinabé qui a signé depuis quelques mois déjà chez l’un des plus  grands labels de discographie dans le monde.

Comme disait le groupe ivoirien Magic system dans leur célèbre chanson Dynamo,  » Ce n’est pas parce qu’on est né pauvre qu’on doit finir dans la galère« . Eh Oui Hawa Boussim doit sûrement répéter cette phrase aux fans qui chercheraient à savoir d’où provient son succès.

Pour ceux qui ne connaissent pas Hawa Boussim, c’est cette artiste burkinabé qui incarne la force créative des femmes africaines. Avec sa voix charpentée et son mental d’acier,  elle transfigure le chant traditionnel en le déployant sur des rythmiques héritées de l’afro-beat nigérian et des modulations électroniques occidentales.

Partie de son village pour la capitale Ouagadougou via le circuit des festivals communautaires, elle réussit à réunir assez d’argent pour enregistrer un premier album en faisant du commerce. Comme bien des chanteuses de la région, elle achète des thèmes musicaux fabriqués par des DJ locaux pour y coller ses textes.

Peu à peu , elle se fraie un chemin au sein de l’univers musical de son pays. Puis un jour, elle est invitée à la télévision. Sa prestation ne laisse personne indifférent. Elle commence à remplir des salles de concerts, chante au Fespaco, le festival du cinéma africain, ou à l’occasion des sommets de chefs d’États. Elle finit par être repérée par l’animateur vedette de la télévision ivoirienne, Yves Zogbo. Elle s’impose alors  sur des émissions de grandes écoutes à l’instar d’« Afriques Etoiles » et « Karaoké ».

En 2017 son étoile brille véritablement lorsqu’elle est signée par Sony Music Entertainment Côte d’Ivoire qui vient de s’établir à Abidjan et est dirigée par José da Silva, le découvreur et producteur historique de Cesaria Evora.

Le premier album international d’Hawa Boussim publié chez Sony Music met en relief des plaidoyers contre l’excision imposée aux filles par les mères engoncées dans les interdits sociaux et religieux (Bangou), contre l’autorité abusive des hommes qui répudient leurs femmes (Yassala) ou insultent leurs beaux-parents pour atteindre leurs épouses (Alebrebi Gnitayé).

A la question de savoir comment l’animateur Saïd Fatôgôma trouvait Hawa Boussin, ce dernier a répondu :« Elle a le tempo d’Angélique Kidjo, l’étendue de Kamaldine et la rage de Miriam Makeba, c’est une création de haut vol »

Voilà pour vous Wanda People  « Koregore », un récent titre d’Hawa Boussim notre chénille devenue papillon. Écoutez et laissez nous vos impressions.

S.N.

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