Il est l’un des hommes d’affaires les plus prospères de la nouvelle génération Wanda Peeps. Le PDG du groupe Bocom International est pratiquement parti de rien pour se hisser au sommet ! Dieudonné Bougne dirige aujourd’hui un groupe qui emploie des centaines de camerounais. Son histoire suscite toujours l’étonnement au regard de sa trajectoire. Retour sur la réussite d’un pater discret qui sait concilier dans son management, argent et objectivité !

Le milliardaire camerounais Dieudonné Bougne est la preuve qu’on peut partir de rien pour devenir riche Wanda People. Celui qui dirige le groupe Bocom International qu’il a fondé de ses propres mains à un parcours atypique digne d’un scénario nollywodien !

A en croire l’homme d’affaires, il a connu une jeunesse très difficile, ce qui l’a d’ailleurs empêché de faire l’école. » A 18 ans, j’assistais les ressortissants nigérians basés au Cameroun dans l’exploitation du sable. Pour un salaire de 200 FCFA/jour, j’assurais le chargement et le déchargement des camions de sable. A dix-neuf ans, je deviens docker au port de Douala, malgré le fait d’être mineur. Mon salaire oscillait entre 30 000 et 60.000 FCFA. » Raconte-t-il à l’émission Entretien sur Stv2.

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Dans cette période assez complexe qu’il traversait, Dieudonné Bougne avait déjà pensé un plan bien ficelé pour son avenir. Il savait exactement où il allait ! Le mbom faisait des économies chaque mois pour ouvrir un atelier de couture. Surprenant n’est-ce pas ? Pourtant c’est le début de son bonheur.

« Le premier salaire m’a permis d’acheter une machine à coudre et je raccommodais le soir après le travail. J’ai mené de front les deux activités, car en 1982 j’étais docker et j’embauchais 42 personnes dans mon atelier de couture. Et ce n’est pas tout. Je gérais parallèlement des taxis, des camions bennes pour le transport et la commercialisation du sable, ainsi qu’un moulin pour la transformation du maïs et des tomates. » explique-t-il.

Si on s’en tient à ses propos, il s’en sortait plutôt bien. Toutes ses activités parallèles ainsi que son salaire de Docker lui rapportait en moyenne 100 000 Francs CFA par jour ! Il démissionne alors du Port après 16 ans de bons et loyaux services pour se jeter pieds et mains dans le business. C’est ainsi qu’il lance sa femme hors du pays pour passer un cap.

Il raconte « Entre 1990 et 1992, ma femme effectuait des déplacements au Togo et au Bénin pour l’achat de marchandises qu’elle revendait au Cameroun. » Futé dans les affaires, Dieudonné veut aller à la source pour augmenter ses revenus.

« Lors du rangement, on notait la mention « made in China ». Malgré la réticence de ma femme, je décide qu’on doit s’approvisionner à la source. En 1994, on effectue donc le premier voyage à Hong-Kong. » Un choix payant ! Le vrai nkap* commence à entrer…

En 1996, il s’associe à un industriel camerounais pour la création de Bocam qui récupère les huiles usagées, les décante avant la revente. Mais suite à un différend, il se sépare de lui et crée Bocom International qui est devenue la grosse machine qu’on connait !

Aujourd’hui, Bocom incinère 3 tonnes de déchets et traite 800 batteries par jour. Quant à la centrifugeuse, elle traite 6 tonnes d’huile par jour. L’homme d’affaires a fait appel à des américains pour former son personnel sur traitement des déchets dangereux (produits chimiques, déchets hospitaliers, huiles et filtres usagés) et des batteries. Le groupe Bocom pèse désormais des milliards de Francs CFA !

Âgé de plus de 60 ans, le PDG de Bocom est un polygame endurci. Il a 4 femmes et de nombreux enfants ! Il a d’ailleurs une méthode assez originale qui caractérise son management : « Chacune de mes femmes s’occupe du département finance des entreprises du groupe Bocom que je dirige.«  précise-t-il. Il entend surtout continuer à contribuer davantage au développement du Cameroun.

Courage le père !

*Le vrai argent

S.N.B.

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