Wanda People voici une histoire choquante qui va sûrement vous déplaire, voire vous briser le coeur. Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans est morte à Strasbourg le 29 décembre dernier, après que son appel à l’aide pour de très fortes douleurs au ventre a été ignoré par une opératrice téléphonique du SAMU (Service d’aide médicale urgente. Cinq mois après la mort de cette jeune femme, ses proches tentent de reconstituer le déroulé de cette journée qui a viré au drame…

Âgée de 22 ans et mère d’une petite fille, Naomi Musenga originaire du Congo est morte quelques heures après avoir appelé le SAMU, à Strasbourg. Lors de ce coup de téléphone, deux opératrices s’étaient moquées d’elle. L’attitude des secours pendant cet appel, dont l’enregistrement a été rendu public par BFMTV, fait polémique.

Il est environ 11 heures lorsque la jeune femme qui est seule chez elle, se sent mal et décide d’appeler la police. Elle est alors redirigée vers les pompiers. L’opératrice passe l’appel au Samu. C’est à ce moment que Naomi échange quelques mots avec l’assistante de régulation médicale: il s’agit de la conversation dont l’enregistrement est diffusé par un site alsacien en fin avril.

 

“J’ai très mal au ventre”, j’ai mal partout”, je vais mourir”. Souffle la jeune femme. Elle peine à s’exprimer. au bout du fil, l’opératrice est catégorique. “Si vous ne me dites pas ce qui se passe, je raccroche.” Puis, moqueuse , “Oui vous allez mourir, certainement un jour comme tout le monde.” Au téléphone, l’opératrice lui demande d’appeler SOS Médecins. A 16 heures, la jeune femme arrive à l’hôpital, elle est encore consciente. Mais à 17h30, elle décède après avoir fait un infarctus. Son autopsie ne sera réalisée que le 3 janvier. Elle est morte “d’une défaillance multi-viscérale”.

Dans un tweet mardi 8 mai, Agnès Buzyn demande une enquête de I’IGAS, l’Inspection Générale des Affaires Sociales. Et s’engage “à ce que sa famille obtienne toutes les informations et que justice soit faite.”

Naomi Musenga, aurait-elle pu être sauvée ? C’est la question à laquelle vont tenter de répondre les hôpitaux universitaires de Strasbourg qui, le 3 mai dernier, ont ouvert “une enquête administrative” en interne. Au lieu de l’aider, les secours se sont moqués d’elle. Le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin) a aussi ouvert, mercredi 9 mai, une enquête préliminaire du chef de “non-assistance à personne en péril”.

Quelques jours plus tôt, le 27 avril, un article publié sur le site Hebdi, se définissant comme un “lanceur d’alerte alsacien”, dénonçant la mauvaise prise en charge de la jeune femme par le standard du SAMU local peu de temps avant sa mort.

Repose en paix Naomi Musenga ! Wanda People écoutez aussi un extrait au bas de l’article de cet échange entre Naomi et l’opératrice et laissez-nous vos impressions.

                                                                               N.E.D

 

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