People : Teodorin Obiang voyage en possession de montres pour 15 millions de dollars

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Teodorin Nguema Obiang (C), the son of Equatorial Guinea's president Teodoro Obiang and the country's vice-president in charge of security and defence, cuts his birthday cake next to his mother during the celebration of his 41st birthday at a Sipopo hotel, near Malabo. AFP PHOTO / JEROME LEROY / AFP PHOTO / JEROME LEROY

Le site Le Monde Afrique nous rapporte que le vice-président équato-guinéen et sa délégation transportaient des montres de luxe d’une valeur de 15 millions de dollars lors d’un voyage au Brésil.

Après avoir organisé une fête démesurée pour ses 49 ans, en juin, à Malabo, après avoir posé avec Nicolas Sarkozy et croisé Vladimir Poutine le mois suivant dans les tribunes VIP de la Coupe du monde de football, à Moscou, Teodorin Obiang Nguema a trouvé le temps de se rendre au Brésil. Son avion privé se pose vendredi 14 septembre sur le tarmac d’un aéroport près de Sao Paulo. Là, les douaniers sont stupéfaits lorsqu’ils examinent deux des dix-neuf bagages de la délégation équato-guinéenne, composée de onze membres.

A l’intérieur d’une première valise Louis Vuitton : 1,5 million de dollars (1,3 million d’euros) en espèces – le maximum autorisé est fixé à 2 400 dollars. Dans la seconde, des montres de luxe, pour certaines gravées de ses initiales, dont la valeur s’élèverait à 15 millions de dollars. Un nouveau scandale pour celui qui a déjà été accusé d’utiliser de l’argent de la corruption et de détournements de fonds publics pour acquérir des biens aux Etats-Unis, et qui est toujours visé par une enquête en Suisse pour l’acquisition suspecte de deux yachts.

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Personne n’ignore les frasques de l’homme politique le plus people de Guinée Equatoriale. C’est ainsi qu’entre 2005 et 2011, il a dilapidé plus de 10 millions d’euros dans les boutiques de la place Vendôme, à Paris. Il a en plus craqué pour quatre modèles d’exception de montres Cartier, Vacheron, Constantin et Piaget, à 710 000 euros, selon les enquêteurs qui s’intéressaient à son train de vie extravagant dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis ». Une coquetterie comparée aux près de 150 millions d’euros blanchis en France entre 1997 et 2011, ce qui lui a valu d’être condamné en octobre 2017 à trois ans de prison et 30 millions d’euros d’amende avec sursis, une décision dont il a fait appel. Pas de quoi affecter le « prince de Malabo », la capitale de son Etat pétrolier d’Afrique centrale, dont il est le puissant et capricieux vice-président.

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