News : La journaliste Mimi Mefo libérée + Vidéo

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Accusée d’avoir relayé une fausse information, la journaliste camerounaise anglophone Mimi Mefo a été libérée, quelques jours après son arrestation.

Au Cameroun, la journaliste anglophone Mimi Mefo a été libérée ce 10 novembre. La rédactrice en chef adjointe et présentatrice de la télé privée Equinoxe avait été arrêtée le 7 novembre au soir.

Ecrouée à la prison de Douala, elle était accusée d’avoir publié de fausses informations sur son site. La journaliste avait relayé les propos d’une source affirmant que le missionnaire américain Charles Wesco, décédé le 30 octobre au cours d’un accrochage entre séparatistes anglophones et forces de sécurité camerounaises dans le Nord-Ouest, aurait été tué par des balles de l’armée régulière.

Boycott

Son incarcération avait suscité l’émoi dans le pays et entraîné un boycott des activités gouvernementales par les journalistes. Cette libération est donc un soulagement pour son avocate, Maître Alice Nkom.

« Son arrestation suivie de sa détention était totalement illégale et arbitraire, martèle-t-elle. Elle a publié en respectant les règles prévues en la matière. On a l’impression que le président de la République, dès qu’il a fini de prêter serment, a revêtu son manteau de chef suprême des armées et a commencé à sévir parce que Mimi Mefo a été arrêtée le lendemain de la prestation de serment par des militaires dans un domaine qui n’est pas le leur ».

« Aucune des infractions qu’on lui reprochait ne pouvait être établie légalement, et ce même si elle était devant un tribunal compétent, ce qui n’était déjà pas le cas, poursuit l’avocate. Tout cela plus la chaîne des médias dans le monde entier qui ont réagi a fait que le président de la République a dû savoir que quelque chose ne tournait pas rond et il a ordonné l’arrêt des poursuitesJe crois que c’est ce qui s’est passé ».

La journaliste comparaîtra malgré tout le 12 novembre devant le tribunal militaire de Douala pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Selon son avocate, le procureur devrait demander l’arrêt des poursuites contre elle. Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) a d’ores et déjà levé le mot d’ordre de boycott des activités du gouvernement.


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