People : Ben-J des Neg’ Marrons diplômé de Sciences Po

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C’est officiel Wanda People ! Ben-J du groupe Neg’ Marrons est désormais diplômé du prestigieux Institut d’études politiques de Paris, communément appelé, Sciences Po. Le chanteur congolais l’a annoncé via son compte Instagram en fin d’année.

Ça y est ! C’est fait ! Notre Ben-J international est désormais détenteur d’un Executive MASTER en Politique et Management du développement – Potentiel Afrique obtenu à Sciences Po, célèbre université française de rang mondial située à Paris, en quelque sorte le “Harvard Français”. Une inspiration pour tant de jeunes africains qui ont pris leur courage à deux mains pour faire comme cette légende de la musique urbaine française. Bravo ! Quel courage !

Céline Victoria Fotso a recueilli le témoignage de Fabien Loubayi alias Ben-J sur le parcours Wandayant de ce quadra qui a quitté l’école à 18 ans, juste avant le BAC.

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Yes les amis, je tiens à partager cette histoire avec vous !!
Heureux aboutissement pour moi il y a quelques jours🙂🙂 Après des années 2017-2018 pas évidentes, j’alternais vie d’artiste avec vie d’étudiant, eh oui !! je m’étais lancé le challenge de reprendre les études car on ne cesse jamais d’apprendre !! 📚
Ecarté du système scolaire à 18 ans peu avant mon Bac car trop turbulent je me souviens de la tristesse de ma mère…pas terrible ⛔⛔
Mercredi c’est en sa présence que je me suis vu remettre mon diplôme de Master à 
@Sciencespo ,un moment incroyable 🔝🔝👍🏽💯
Si vous avez envie de reconversion, ou de reprendre les études ou une formation il n’est jamais trop tard foncez !!
Merci à tous ceux qui m’ont soutenu, sans vous je n’y serais pas arrivé 🙏🏽❤💯
On vient de loin c’est vrai, mais rien à perdre, tout à gagner, pas de limite.
Sur ce, bon dimanche
God bless

Je Wanda Magazine : Pourquoi es-tu retourné aux études et pourquoi as-tu choisi ce master ?

Ben-J : Alors en fait j’ai repris les études parce que je suis arrivé à un stade de ma carrière où ça fait plus de 20 ans que je suis professionnel de la musique et j’avais envie de me challenger  sur d’autres choses, je suis très attentif aux problématiques du continent africain et dans le même temps passionné par la géopolitique et les relations internationales, du coup j’ai voulu faire une formation qui combine les deux.

Ben-J : J’ai donc regardé un peu les formations qui pouvait correspondre à ce que je voulais faire et à mes projets. Et, j’ai vu qu’il existait ce cursus de Master en politique et Management du développement – Potentiel Afrique à Sciences-Po et je me suis dit écoute je tente c’est pas gagné, mais je tente.

J.W.M : Qu’est-ce qui a été le plus dur dans le fait de devenir étudiant après tant d’années ? As-tu eu peur du regard des autres ? As-tu eu peur d’échouer ?

Ben-J : Alors le plus dur quand on repart comme ça sur les bancs de l’école, c’est le rythme intensif du matin au soir. Réhabituer son cerveau à recevoir des informations et des informations, c’est pas évident. Il est vrai que dans ma promotion il y a beaucoup de cadres dirigeants du secteur public, du secteur privé et j’étais on va dire entre guillemets le profil le plus atypique, donc fallait que je fasse peut-être deux fois plus mes preuves.

Je n’ai pas vraiment eu peur du regard des autres, au contraire j’étais très très content et  heureux d’etre étudiant parce que c’était une petite revanche sur la vie aussi pour moi compte tenu des circonstances qui m’avais amené à arrêtér l’école. Donc à ce niveau là, non j’étais plutôt content. C’est vrai que j’avais cette pression de l’échec bien sûr, j’avais pas envie de me décevoir à titre personnel, et j’avais pas envie de décevoir mon entourage. Mais je me suis impliqué à 200% !

J.W.M : Qu’est ce que tu retiens de cette expérience ? Comment te sens-tu aujourd’hui en tant que jeune diplômé ?

Ben-J : Ce que je retiens de cette expérience, c’est déjà l’humilité dans ma promotion. Il y avait des ambassadeurs, des ministres,  des présidents de région, de nombreux hauts dirigeants et on était tous là pour la même chose acquérir de la connaissance car on a jamais fini d’apprendre quelques soit notre statut.

Ensuite je dirais qu’il ne faut pas avoir peur de sortir de sa zone de confort, il faut pas hésiter à prendre des risques parfois dans la vie. Il faut écouter cette petite voix intérieur  qui aimerait nous emmener vers d’autres directions. On se dit peut-être qu’on est pas capable ou on a des doutes, mais au final si on les surpasse, ça peut ouvrir beaucoup de portes et notamment celle de l’épanouissement.

Propos recueillis par Céline V. Fotso

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