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Aya de Yopougon Tome 6

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Aya de Yopougon Tome 6
La bande dessinée Aya de Yopougon, raconte la vie d’Aya jeune lycéenne sérieuse, intelligente et celle de son cercle d’amis et voisins tous habitants de Yopougon, quartier chaud d’Abidjan, dans les années 70. Copines fêtardes, tontons qui refusent de vieillir, jeunes flambeurs, querelles de voisins, petits ragots, affaires de famille, sont quelques illustrations de ce qui a valu à cette BD dès sa sortie le prix du premier album au festival d’Angoulême en 2006. Cette BD est l’oeuvre de  l’ivoirienne Marguerite Abouet et l’illustrateur, francais Clément Oubrerie. En kiosque depuis le 25 novembre 2010.
Hilarant, touchant, réaliste, authentique et plein d’esprit et d’humour pour notre régal… Une société dépeinte sans pincettes, sans excuses. Un quotidien universel comme il en existe dans beaucoup de quartiers. Et c’est ce qu’on aime dans Aya. Une Afrique que l’on aime malgré ses travers, travers même qui nous font sourire au final… Bravo aux auteurs d’avoir su nous transporter l’instant de quelques centaines de bulles en terre ivoirienne…
L’on regrette tout de même l’inexistence d’un site Internet pour les fans ou ceux qui voudraient en savoir plus sur cette BD, mais vous pouvez rejoindre Aya sur Facebook.
Pourquoi cette BD ?
A l’origine d’ Aya de Yopougon, il y a l’envie de raconter un pays, des souvenirs heureux et un constat : dès qu’il est question de l’Afrique, les journaux nous montrent trop comment meurent les africains et jamais comment ils vivent. Et, à l’opposé, le cinéma d’animation et la littérature jeunesse se focalisent sur les contes et légendes, dépeignant une vision folklorique qui ne correspond pas à la vie d’un africain moderne.
Voici donc une Afrique différente, de celle qu’on nous propose habituellement. Au cœur d’un quartier d’Abidjan, la vie quotidienne d’Aya, 19 ans, une jeune fille de classe moyenne qui veut réussir ses études, et de ses copines Adjoua et Bintou, plus versées dans la chasse au mari. Ici, les évènements sont à échelle familiale plutôt que nationale et teintés d’une douceur de vivre, d’une insouciance propres aux années 70.
Un regard emprunt d’authenticité
La nonchalance des filles qui se promènent aussi lentement qu’elles parlent vite, les mamans l’œil rivés sur les soaps qui laissent brûler la sauce arachide, le scintillement de l’asphalte sous le soleil, le vrombissement de la Toyota Corolla orange de Moussa, voilà la douce ambiance que l’on retrouve dans Aya de Yopougon.
Il fait un peu trop chaud et on va partager un cul-de-dindon ou un verre de Tip-Top avec Bintou dans un allocodrome. On écoute François Lougah, Ernesto Djédjé, et des rumbas Zaïroises. Et si les esprits s’échauffent eux aussi et que les situations dérapent, il ne faut plus compter que sur les mamans pour rétablir la situation.
Aya de Yopougon se revendique comme une œuvre de fiction qui raconte simplement l’universalité des rapports humains sans moralisme ni condescendance et permet de briser ce tabou qui veut qu’en occident, dès qu’on parle de l’Afrique, il faut être pédagogique et didactique.
Les auteurs
Marguerite Abouet naît à Abidjan en 1971. Elle a douze ans quand ses parents l’envoient avec son grand frère “suivre de longues études” à Paris, où les héberge leur grand-oncle maternel. Après des études moins longues que prévu, elle écrit des romans qu’elle ne fait lire à aucun éditeur, tout en devenant tour à tour punk, super-nounou pour triplés, pour mamies et papis, serveuse, opératrice de saisie, puis assistante juridique dans un cabinet d’avocats. Elle vit aujourd’hui à Romainville et se consacre entièrement à l’écriture. Aya de Yopougon est la première histoire qu’elle destine à la bande dessinée. Avec une voix et un humour inédits, elle y raconte une Afrique bien vivante, loin des caricatures trop souvent répandues. En 2006, elle reçoit avec Clément Oubrerie le prix du Premier album au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.
Clément Oubrerie naît à Paris en 1966. Après le bac, il entame des études d’art à l’école Penninghen, qu’il interrompt pour partir aux États-Unis. Il y passe deux années, exerce toutes sortes de métiers, mais finit dans un pénitencier au Nouveau-Mexique parce que sans papiers. De retour en France, il illustre des ouvrages pour la jeunesse – une quarantaine à ce jour. Il créee l’univers graphique de la série Moot-Moot avec Eric et Ramzy et prépare à présent un long-métrage d’animation adaptant Aya 1 et 2.

Revue de presse
«C’est malin, hyper vivant, sensible et très humain, dans une VO ivoirienne fort poétique.»
LIBÉRATION

«Chauffe le cœur et brûle l’iris.»
ELLE

« Un festival de sons et de couleurs, une BD vitaminée à la bonne humeur. (…)
Aya, c’est l’Afrique sans ses plaies, mais avec toutes ses couleurs, qui éclatent, brûlées de soleil, dans des planches tout en rondeurs où l’œil a l’impression de caresser les peaux sous le bariolé des tissus »
LE POINT

« Des chroniques de vie, simples et réalistes, mais qui sont contées par l’ivoirienne Marguerite Abouet avec un talent tel que le récit en devient unique. Les dialogues, assaisonnés de ce nouchi (argot ivoirien) qui est un régal pour tous les amoureux de la langue de Molière, sert admirablement les dessins du Français Clément Ourbrerie. Très fidèles à la réalité et à l’esprit abidjanais, cette philosophie de vie qui mêle humour, dérision, vitalité et amour des figures de style, ces histoires parlent à tous les publics. »
AFRICA INTERNATIONAL

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