Home Blog Bientôt un nom de domaine en “.Africa”

Bientôt un nom de domaine en “.Africa”

0
Bientôt un nom de domaine en “.Africa”

What’s up Wanda People ?

Cette semaine, je vous soumets à un débat au sein duquel j’espère avoir votre avis.Un organisme privé nommé ARC s’apprête à postuler pour l’achat de l’extension «.Africa» dans le but d’afficher son africanité sur le web.

Avez-vous remarqué qu’en fonction du pays dans lequel vous vous trouvez, votre page Google se personnalise, en “.cm” (Google Cameroun), en “.sn” (Google Sénégal), “.ci” (Google Côte d’Ivoire), etc… ? L’heure est à présent aux «.Bmw», «.Apple», «.NewYork» … Et semble-t-il à l’«.Africa». Une réforme de la libéralisation des noms de domaine a été approuvée par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’organisme chargé de la régulation d’Internet. Un «nouvel âge de l’Internet» qui va marquer une phase décisive dans les relations sociales qui prévalent sur le Net et notamment permettre aux organismes publics et privés d’avoir leurs propres extensions personnalisées.

En 2005, l’Union Européenne a obtenu son nom de domaine de premier niveau «.eu» et l’Asie a aussi son extension «.Asia» depuis 2007. Une initiative qui semble assez coûteuse (500 000 dollars par nom de domaine, quand même !!!) et les candidats devront déposer entre janvier et avril 2012 un dossier administratif complexe et parfaitement ficelé pour démontrer la capacité financière à « faire vivre » son extension une demi-décennie à 25 000 dollars les frais de gestion annuels. Soumis à l’appréciation de l’ICANN, les dossiers retenus se verront attribués leurs nouvelles extensions fin 2012. Une myriade de multinationales y songent pour leurs marques mais aussi des municipalités, des organisations internationales.

Parmi les dossiers en préparation : le «.Africa».

C’est un organisme privé, l’ARC (African Registry Consortium) qui porte le projet et s’apprête à postuler pour l’achat de l’extension «.Africa» avec l’espoir de porter sur internet un panafricanisme numérique pour les entreprises et les organisations publiques.

L’ARC est en fait un consortium, créé en 2010 par des entrepreneurs sud-africains, qui compte à son capital des actionnaires de tout le continent et des représentants au Sénégal, au Kenya et au Bénin. Le projet de l’ARC a d’ores et déjà reçu l’aval indirect de la majorité des 55 pays africains à travers la commission de l’Union Africaine qui appuie ce dossier.

«Afficher son africanité sur le web»

Mais que va apporter au continent cette extension de domaine ? Pour le sénégalais Mouhamet Diop, ancien membre du conseil d’administration de l’ICANN, «la libéralisation des noms de domaine était attendue depuis huit ans. En Afrique, cela va (…) contribuer à l’expression sur un internet polyglotte de l’Afrique dans toute sa diversité.» Cette libéralisation des noms de domaine par l’ICANN va donner naissance à des adresses Internet en langues locales et des extensions en amharique ou en wolof par exemple vont faire leur apparition sur le web.

D’après le spécialiste Olivier Sagna de l’OSIRIS, «les multinationales africaines pourront utiliser ce nom de domaine plutôt qu’un «.com» non parlant du point de vue la localisation géographique et leur évitera de réserver un nom de domaine dans chaque pays où elles sont présentes. Le «.Africa» devrait également représenter un atout pour les villes et les régions présentes sur le web tout en affichant leur africanité pour ne pas dire leur africanitude !»

Pour Koffi Fabrice Djossou de l’ARC, «c’est une nécessité» pour l’Afrique qui a tout intérêt à «développer une stratégie globale pour faire face au reste du monde tout en conservant ses particularités locales».

Revendiquer son existence, affirmer son identité et afficher sa différence sont autant d’oeuvres qui définissent un peuple par rapport à un autre. Un nom de domaine “.Africa”, “.America” (?), “.Asia” vont sans aucun doute dans ce sens. En quoi cela est-il important aujourd’hui ? Risquerait-on tomber dans un excès de “communautarisme” ou “protectionnisme numérique” ? Quels semblent pour vous les avantages ou les menaces si d’aventure, on assiste demain à des noms de domaine en “.zoulou”, “.yaounde”, “.mbouda”, “.fang” ou encore “.bassa” ?

Le débat est ouvert Wanda People, qu’en pensez-vous ?

Visiter le site de l’ARC.
Les rejoindre sur Facebook et Twitter.

POSAH

Retrouvez l’article original ICI.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.