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Cameroun : un trésor africain par Charles Ndongo

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Cameroun : un trésor africain par Charles Ndongo

Ce pays a remporté en 2007 le concours de la meilleure affiche touristique mondiale. Gâté par la nature, le Cameroun dispose d’un potentiel touristique riche et diversifié. De quoi faire courir le monde.
Au « Cameroun des Grandes Ambitions », l’un des projets phares est d’attirer 3,5 millions de touristes à l’horizon 2012. Un objectif largement au dessus des minima de l’Organisation Internationale du Tourisme qui, pour consacrer une destination touristique, fixe les standards à 500 000 visiteurs par an.
Sur cette lancée, Yaoundé mobilise ses atouts. Ici, la paix est une valeur culte : sans elle, on en convient volontiers dans tout le pays, rien de durable ne peut être entrepris. Depuis l’indépendance, heureusement, le Cameroun est réputé pour être un havre de paix et de sécurité. C’est la prime à des institutions politiques stables et à une culture de cohabitation. Un vrai privilège partagé par les 20 millions d’habitants qui se répartissent en 250 ethnies parlant autant de dialectes nationaux, en dehors du français et de l’anglais, les deux langues officielles.
Ce pays en forme de triangle blotti au creux du Golfe de Guinée, est ainsi régulièrement cité en exemple par des personnalités d’envergure, à l’instar du Pape Benoît XVI et du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui y étaient en visite officielle en mars 2009 et juin 2010.
Une foire aux trésors touristiques
Hospitaliers à souhait, les Camerounais tiennent probablement aussi leur esprit de tolérance de la nature reposante de leur beau pays. Le climat équatorial, majoritairement doux, y va de son effet. La végétation aussi, qui offre deux principaux tableaux : l’un verdoyant et luxuriant dû à la zone forestière sur la moitié sud du pays ; l’autre, d’inspiration tropicale, remarquable par des steppes et des savanes, le long du Septentrion.
Cette végétation traversée par plusieurs fleuves est aussi riche des espèces fauniques recherchées. Nombre de ces animaux se trouvent dans les sept parcs zoologiques que compte le pays.
La part du tourisme balnéaire est considérable. Entre Kribi et Limbé, 400 kms de plage bordent l’Océan Atlantique dans un kaléidoscope où le sable fin côtoie des îles, des végétations de mangrove et des chutes se jetant directement dans la mer.
Sur le plan culturel le Cameroun a plus encore à offrir, par la concentration de la plupart des modèles africains ; c’est ce qui lui vaut l’appellation d’«Afrique en miniature».
Pour le touriste, rien de tel qu’un masque bamoum, une sculpture bamiléké, un canari en terre cuite au pied des Monts Mandara ou encore un bonnet tissé à la manière des côtiers … Autant de trésors de l’art et de l’artisanat dont le futur Institut des Beaux Arts de Foumban a vocation à asseoir le label.
Enfin, le tour cycliste du Cameroun, compétition biennale, permet de faire l’expérience du tourisme sportif. De même que l’ascension du Mont Cameroun qui culmine à plus de 4 000 mètres au large de la côte ; des milliers d’athlètes de plusieurs nationalités en prennent d’assaut les flancs, tous les deux ans, dans une épreuve baptisée «Course de l’Espoir».
Un marché ouvert
L’adoption par le Gouvernement d’une stratégie de développement à l’horizon 2035 fait du Cameroun un pays en chantier. Déjà, l’économie nationale est la dominante de l’Afrique Centrale, avec plus de 60% de l’activité régionale. Le sol et le sous-sol sont immensément riches. Les produits de rente (cacao, café, coton et banane) reprennent une courbe ascendante, alors que les cultures vivrières gardent une cote telle que la terre camerounaise apparait comme un grenier transfrontalier.
D’autre part, le pétrole, le gaz, la bauxite, le fer, le manganèse et l’or assurent le présent et garantissent l’avenir ; quant aux forêts, leurs essences rares et variées proviennent de la Réserve du Dja qui prolonge le célèbre Bassin du Congo, deuxième poumon écologique du monde, après l’Amazonie. L’accès à la mer complète ce tableau des faveurs de la Nature. Douala, qui en est la porte principale, abrite également une bourse des valeurs et un aéroport international. C’est aussi une capitale économique cosmopolite qui déborde de dynamisme et constitue, de ce fait, l’un des coffres-forts du pays.
Les opportunités d’affaires ainsi offertes s’accompagnent d’un ensemble de facilités incitatives au plan fiscal et douanier. Les grandes villes (Yaoundé, Douala, Garoua, Bafoussam, Dschang, Bamenda et autres Kribi) avec leurs infrastructures de standing international animent les principaux pôles d’un tourisme en plein essor.
Avec de tels atouts, le Cameroun est fondé à nourrir de grands espoirs. Certes, le pays n’a été visité que par un peu moins de 500 000 touristes en 2009. Mais, par sa position stratégique et sa large palette d’opportunités, le pays de Samuel ETO’O et Manu DIBANGO espère attirer davantage de visiteurs vers les trésors de son territoire. Le nouveau code d’investissement touristique en préparation et l’Office National du Tourisme en gestation devraient hâter cette évolution.

Charles Ndongo, Directeur de l’Information TV à la Cameroon Radio and Television (CRTV).

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Charles Ndongo, directeur de l’information TV à la Cameroon Radio and Television nous fait l’immense honneur de nous parler de son pays le Cameroun.

Charles Ndongo est ce que Patrick Poivre d’Arvor est à la télévision française, et même plus. Cet illustre journaliste fait toujours honneur à sa profession et ce avec beaucoup d’humilité. Des gens doués, professionnels, et qui respectent l’éthique, ne font pas légion dans le domaine de la communication en Afrique. Heureusement, il en existe, mais hélas le métier se perd…

Alors nous souhaitons rendre ce modeste hommage, qui vaut ce qu’il vaut, à ce grand Monsieur, et proclamons : Charles Ndongo comme Patrimoine National du journalisme camerounais. Et, comme exemple professionnel à suivre par tout jeune journaliste africain qui souhaite exceller dans cette voie.

Cher Monsieur, MERCI de votre contribution, de la part de cette jeune Afrique en devenir.