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Cinéma : Alain Bomo Bomo, un acteur à suivre de près – Interview

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Cinéma : Alain Bomo Bomo, un acteur à suivre de près – Interview

 

Alain BOMO BOMO, alias ABB ou « double Bomo », est un acteur de cinéma Camerounais né le 25 mars 1982 qui débute sa carrière cinématographique en 2003 dans le long-métrage Confidences, de Cyrille MASSO. Il enchaîne ensuite les plateaux avec entre autres deux autres longs métrages, plusieurs courts-métrages et des séries TV populaires au Cameroun. Considéré comme espoir certain de ce métier au pays de Jean-Pierre BEKOLO, ABB se voit aujourd’hui offrir des rôles importants dans des projets axés Afrique – Europe … Et c’est évidemment tout le mal qu’on lui souhaite !

 

Je Wanda Magazine : D’où te viens ta passion pour le cinéma en général et le métier d’acteur en particulier ? Alain Bomo BomoAlain Bomo Bomo : Quand j’étais adolescent à Ngaoundal, un arrondissement dans le septentrion, j’imitais les pas de danse de Michael Jackson… La belle époque (Rires). Je goutais un peu à la popularité, je vous avoue… les filles et… bref (Rires). Il y avait parmi ceux de qui j’ai hérité l’amour pour la danse une manie de me dire « tu ressemble à Denzel Washington ». Je ne savais même pas de qui ils parlaient (shame on me, je sais), moi j’étais fan de films hindous. Ils m’ont tellement harcelé avec ça, qu’ils ont fini par créer en moi cette curiosité de savoir qui peut bien être ce mec.
Et un jour, on me met littéralement face au film « Malcom X ». Waouh ! Ce film m’a bouleversé par son histoire et le jeu de Denzel Washington, Parfait. Et moi qui n’avais d’yeux que pour “Teri Kasam”… Voilà d’où est née ma passion pour le cinéma. Mais j’ai commencé par la pub, lors d’un casting de la pub nescafé á Yaoundé en 2002.
Dans un accès de folie, je vous l’avoue, je lance au directeur de casting (alors que j’étais favori pour le 1er rôle) que tout ça ne me plait pas ! Je veux plutôt être, sans aucune prétention, le Denzel Washington version Kmer en travaillant encore et encore. C’est ainsi qu’on m’écarte du casting. Mais un mois plus tard, Georges Biyong, cameraman du casting nescafé et qui était 1er assistant dans Confidences, m’appelle et me met le scénario entre les mains en me demandant de prouver ce que j’ai avancé au casting. Il m’a dit « je suis peut être stupide de faire confiance à quelqu’un n’a jamais fait ce métier, mais je prends le risque ».
Cette phrase m’a marqué au point où ma première motivation a été bien entendu de prouver de quoi je suis capable. J’étais dans le film aux côtés de Thierry Ntamack, Tatiana Matip et Koppo. La Première s’est très bien passée. J’ai suscité la curiosité des spectateurs, qui se demandait d’où je sortais (Rires).
JWM: Au Cameroun, tu es considéré comme étant l’un des espoirs du cinéma de demain. Qu’en penses-tu ? ABB: Ça fait vraiment plaisir d’entendre dire ça de moi, je pense humblement que mon travail commence à être reconnu. Vous savez, j’ai fait mon entrée dans le milieu du cinéma dans lequel beaucoup y sont via le théâtre. Alors m’imposer comme autodidacte, quelqu’un qui ne sort de nulle part n’a pas été facile. Je ne voulais surtout pas provoquer les rires de mes différents partenaires de jeu. J’ai subi pas mal de frustrations, quelques discriminations aussi mais je suis resté ferme dans la rupture du jeu d’acteur que je voulais m’imposer et inconsciemment, imposer aux autres. Aujourd’hui, cette reconnaissance importante à mes yeux marque l’acceptation de cette rupture en question : jouer différemment. Depuis mes premiers pas devant la caméra, je ne me suis plus arrêté. Je suis quelqu’un d’assez discret et d’observateur. Je bosse, encore et encore…
JWM: Tu as tenu les rôles principaux de deux séries qui ont pas mal cartonné au Cameroun, « Haute Tension » et « Au cœur de l’Amour ». Raconte … ABB: Haute tension marque mon « couronnement » au Cameroun en tant qu’acteur. Je sortais fraichement du stage de jeu d’acteur que le CFPA-CRTV avait organisé. J’ai ainsi pu expérimenter tout ce que j`avais appris á durant cette période en terme de construction du personnage et des différentes techniques de jeu… Au Cœur de l’Amour est la série qui m’a révélée au grand public… surtout féminin (Rires).
JWM: Quelle est ta plus belle rencontre artistique dans le cinéma ? ABB: Ma plus belle rencontre artistique: le grand Daniel Ndo, celui qui m`a formé psychologiquement et artistiquement à toujours m’efforcer d’être à la hauteur des rôles qu’on me propose. Je lui dois beaucoup dans le tournant de ma carrière. C’est lui qui m’a appris qu’un personnage est un construit scientifique, et que l’acteur n’est qu’un instrument aux mains du Réalisateur. Je me souviens le nombre de fois où il m’a répété qu’un acteur n’est pas seulement le talent, mais aussi le comportement, la modestie, le respect de l’autre…c’est mon mentor. En bon acteur de théâtre, lui m’a cependant formé au jeu d’acteur de cinéma, m’obligeant à surtout toujours distinguer les deux.
JWM: Tu es l’un des rôles principaux d’un long-métrage franco-camerounais récemment tourné au pays. Que tires-tu de cette expérience ? Alain Bomo Bomo et Bruno HenryABB: Ahhh « W.A.K.A » ma plus grande victoire pour le moment, avoir l’opportunité de m’exprimer sur la scène internationale auprès de grands hommes tels que Bruno Henry (aussi la voix française de célèbres acteurs américains : Terrence Howard, Djimon Hounsou, Tyrese Gibson etc…) ou encore Yoli Fuller (Talent Cannes Adami 2010) …surtout Bruno, de qui j’ai énormément appris. Me frotter à cet homme sur le plateau m’a permis de comprendre effectivement tout ce dont Daniel Ndo me parlait en terme de modestie, de rigueur dans le travail, de bonne humeur sur le plateau. Je ne finirai cependant pas ce propos sans parler de ma “Director” preferée Françoise Ellong. Un grand esprit dans un petit corps de Femme. De ma petite carrière, je n’avais encore jamais rencontré une “Realo” aussi exemplaire en terme de collaboration artistique, d’énergie positive et de diplomatie. Sans pour autant vouloir la flatter (elle est vite embarrassée), ceux qui me côtoient savent que je suis véridique. Rendons à César ce qui lui appartient ! Elle est pour l’instant la meilleure des réalisatrices que je connaisse à ce jour.
JWM: Tes futurs projets … ABB: La série Lex Nostra de Gerard Nguelé, l’un des Realo que je respecte le plus. Cet homme a gardé un cœur pur dans le cinéma. C’est un exemple dans le monde du cinéma au “Camer” en terme d’exigence dans la qualité. J’y donnerai la réplique au grand acteur Gérard Essomba. J’ai tellement rêvé de pouvoir un jour incarner le rôle d’un avocat et voilà que ce rêve se réalise. Un long métrage en développement tout en anglais (Gosh ! Rires) qui se tournera en Europe. Et enfin, un film Ghanéen une fois de plus en anglais dont je tairais également malheureusement le nom (respect des consignes des différentes productions) qui se tournera dans trois pays : Cameroun, Ghana et Nigéria. Il y a aussi bien évidemment les petits projets locaux, qui ont eux aussi toute mon attention et pour lesquels je compte bosser avec la même passion et hargne.

F.E

Site officiel. Le rejoindre sur Facebook. Imdb: http://www.imdb.com/name/nm5448736/

interview-alain-bomo-bomo-cameroun 3

  Saison 1 « Au Cœur de l’Amour » http://www.tv5mondeplusafrique.com/#serie_serie_au_coeur_de_l_amour

 

Haute Tension 1

Haute Tension 2

 

 

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