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Exposition : Ernest Breleur à la Maëlle Galerie jusqu’au 26 janvier 2013

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Exposition : Ernest Breleur à la Maëlle Galerie jusqu’au 26 janvier 2013
Ernest Breleur, Sans titre, Série Corps à vif, radiographies, plastiques colorés, agrafes, Rope Light, 151 x 46 x 39 cm, 2012 © Jean-Philippe Breleur

 

 

Ernest Breleur, Sans titre, Série Corps à vif, radiographies, plastiques colorés, agrafes, Rope Light, 151 x 46 x 39 cm, 2012© Jean-Philippe Breleur
Ernest Breleur, Sans titre, Série Corps à vif, radiographies, plastiques colorés, agrafes, Rope Light, 151 x 46 x 39 cm, 2012 © Jean-Philippe Breleur

 

Exposition de l’artiste martiniquais Ernest Breleur à Maëlle Galerie (Paris) jusqu’au 26 janvier 2013 pour un show solo “Le vivant : de questions en questions”.

“Je m’aperçois que ce titre est celui qui couvre l’ensemble de mon travail artistique. Les questions que je me pose sont certes philosophiques, mais elles concernent aussi et surtout une certaine approche de la sculpture. Je donne corps à mon projet sculptural. Une ambition, donner une forme au vide.”

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Ernest Breleur : biographie

Ernest Breleur est aujourd’hui une figure majeure de l’art contemporain dans la Caraïbe et à l’internationale. Ces œuvres sont présentées à de grandes expositions comme récemment Caribean : Crossroad of the word au Queens Museum of Art de New York 2012-2013, ou encore en 2011 avec Escault, Rives dérives, festival international de la sculpture contemporaine.

Peintre prolifique et très engagé, il sera à l’origine de la création du groupe Fwomajé, qui marquera le champ de la création artistique en Martinique. Une œuvre bâtit à partir de l’idée de carrefour entre l’Afrique, l’Amérique, l’Europe et l’Inde. Ernest choisit alors comme élément moteur de son travail l’Afrique à laquelle il emprunte certains modes de représentation. Quelques années plus tard, il quitte le groupe car à son sens, cette Afrique dont il parlait et qu’il tentait de saisir lui semblait trop lointaine et méconnue. À défaut de la connaître suffisamment, ses œuvres ne parlaient que d’une Afrique rêvée, que d’une Afrique imaginée. Il comprend également que la finalité de la création artistique n’est pas l’illustration de l’identité, encore moins ses fondements essentiels, mais se tourne vers une expression contemporaine à la recherche d’ouverture. Encore préoccupé par la peinture à cette époque, il se débarrasse des contraintes de représentations imposées

par le projet de fwomajé. Cette page tournée est le symbole d’une nouvelle posture fondamentale. Avec une certaine liberté, il réalisera entre autres la Série Noire, la Série Mythologie de la lune, ou encore des corps flottants avec le dessin de s’inscrire dans la modernité. C’est alors qu’il interrogera les questions métaphysiques de la vie et de la mort.

En 1992, il réalisera ses dernières peintures et rompra définitivement avec ce medium. C’est précisément à partir de cette date que sa carrière prendra un nouveau tournant. C’est avec un nouveau « matériau disponible » qu’il va œuvrer : la radiographie. Ce matériau lui permettra de fonder sa singularité d’artiste en interrogeant son lieu et les lieux du monde. Dans un atelier changé, aménagé avec ustensiles et matériels médical récupérés dans un hôpital désaffecté. L’artiste s’imprègne …

Ce nouveau matériau convoque irrémédiablement l’intimité du corps. Un corps qui se révèle au travers d’une imagerie rendu possible grâce aux rayons X. Ernest Breleur intervient sur l’intériorité d’un corps irradié, il intervient sur l’envers de la peau. Voici déjà plus de 28 ans que l’artiste utilise la radiographie, aujourd’hui encore, et loin d’avoir saisie toutes les possibilités qu’il offre, Ernest Breleur l’interroge inlassablement.

Ernest Breleur pense qu’en allant sur d’autres rivages du monde, il perçoit mieux son rivage. Son travail actuel est allé vers de nouvelles solutions plastiques et de nouvelles formes. Pour l’artiste si l’oeuvre est porteuse de sens, les questions esthétiques et étiques sont fondamentales dans leur rapport avec les violences de la mondialisation.

Fort de toutes les rencontres avec entre autres Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, ou encore Milan Kundera, apres la galerie Les Filles du Calvaire, il expose à la Maëlle Galerie une quinzaine d’oeuvres inédites marquant un véritable tournant dans sa pratique artistique.

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