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Exposition Jean-Michel Basquiat

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Exposition Jean-Michel Basquiat

Jean-Michel Basquiat

Une rétrospective magistrale au Musée d’Art Moderne, la sortie d’un documentaire intime tourné par son ancienne petite amie : Jean-Michel Basquiat, artiste météorite des années 80, va briller de mille feux, attention les yeux ! Quatre bonnes raisons d’aller le (re)découvrir. du 15 octobre 1010 au 30 janvier 2011. A ne pas rater ! Tarif plein : 11 €.
C’est un oiseau rare
Le problème avec Basquiat, c’est qu’il fut peu acheté par les musées et fondations : une toile à Beaubourg, une au Musée de Marseille, et rien d’autres en France. Conséquences : ses œuvres sont largement détenues par des collectionneurs privés. De quoi compliquer toute velléité de les rassembler. On mesure alors le travail herculéen de la Fondation Beyeler (à Bâle) et du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris d’avoir pu monter cette rétrospective. Au total, sont rassemblées une centaine de créations majeures (86 peintures, 65 dessins, 11 objets), soit un huitième du tout, pour des coûts estimés à 1,4 millions d’euros. Depuis une exposition collective sur la Figuration Libre en 1984, Basquiat n’avait jamais été montré à Paris. Et comble du bonheur, sort le film ‘Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child’ de son ex petite amie Tamra Davis : une chronique touchante montrant l’envers et l’enfer du décor et d’un génie précoce.
Il a sublimé l’art urbain
Sans Basquiat, le graffiti serait resté un art mineur, marginal. Et contesté. Avant Basquiat, l’art de rue né à New-York dans les années 70, fait de tags, de fresques, au marqueur ou à la bombe aérosol, était mené par des anonymes (Taki 183…). Il est alors encore considéré comme du vandalisme. Mais la seconde génération des Futura 2000 et Lee Quinones vont parvenir à intéresser des galeries (Fashion Moda, Fun Gallery…), avant donc que Basquiat ne couronne le genre. Son style est nerveux, traversé de foudres. On sent circuler en lui une colère vivante. Celle d’un « nègre », fier de ses lointaines racines africaines (il est d’origine haïtienne), mais en révolte contre le racisme ambiant. Le directeur du Musée d’Art Moderne Fabrice Hergott note d’ailleurs : « Quand ses tableaux plongent à l’intérieur des corps, c’est une façon de ne pas montrer la couleur de peau. Il répond à ceux qui voient en lui un sauvage faisant une peinture de sauvage… »
Son art est multivitaminé
Sur les toiles de Basquiat, la couleur saute aux yeux. Franche, vitale, explosive. Idéal pour sortir de la grisaille de l’automne-hiver. Au début des années 80, il tranchait d’ailleurs avec l’art conceptuel, minimal, de raideur et d’austérité, qui dominait alors l’avant-garde américaine. Ses portraits se soucient moins de la qualité d’un tracé ou de la fidélité d’un visage : le dessin paraît enfantin, instinctif, expédié à la va-vite comme s’il risquait d’être surpris et verbalisé. Par contre donc, il illumine, bariole, rehausse de rouge, de jaune, d’orangé, comme s’il voulait embraser son œuvre. Ou rendre la gaieté violente et anarchique de toutes ses sources d’inspiration : le jazz, le hip hop, les comics, la pub, le vaudou, la boxe… On imagine combien Basquiat se serait senti mieux, plus dans le « ton », dans l’Amérique mixte d’Obama plutôt que sous le reaganisme raide des années 80. Mais un génie s’exprime mieux quand il proteste…
Il a connu un destin tragique
Il y a les grands peintres, et les peintres cultes. Souvent, comme chez Van Gogh ou Nicolas de Staël, c’est une mort précoce qui crée le mythe. Même issue chez Basquiat : accro à l’héroïne, il meurt par overdose à l’âge de 27 ans, le 12 août 1988. On mesure alors la fulgurance de sa destinée : entre ses débuts, à vendre sous le manteau des cartes postales de ses propres dessins, à sa fin, en passant par son amitié avec Warhol, son flirt avec Madonna, ses toiles que les collectionneurs s’arrachent déjà de son vivant, sa parano galopante (il craignait qu’on ne vende son œuvre dans son dos), il ne s’écoulera que dix ans. Madonna justement, confiait « qu’il était trop sensible pour le monde très dur qui l’entourait. » Aujourd’hui, ironie classique du monde de l’art, ses tableaux battent des records de vente : un « Untitled (Boxer) » vient d’être adjugé par le Christie’s de New York plus de 14 millions de dollars, acheté par l’ex batteur du groupe Metallica ! Hélas, l’argent ne fait revenir personne sur terre.
Source : Evene.fr
“Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child”
Voir la Bande Annonce.

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