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Interview : Bruno Henry, Acteur – Sénégal

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Interview : Bruno Henry, Acteur – Sénégal

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Bruno Henry est une force tranquille dans le paysage de la nouvelle vague cinématographique française. Il enchaîne les rôles, collabore avec un nombre incalculable de jeunes réalisateurs et joue régulièrement au théâtre. D’abord passionné de danse, le cinéma n’arrive dans sa vie que plus tard. Il a accepté le temps d’une interview, d’assouvir notre curiosité concernant son parcours et sa personnalité…

Je Wanda Magazine : Bonjour, Bruno. Entre la danse et le cinéma, tu es indéniablement un passionné d’Art. Raconte-nous …

Bruno Henry: Bonjour à tous et à toutes ! La danse a été ma première passion. J’habitais à Bourges et après le divorce de mes parents, je devais avoir 13,14 ans, ma mère nous a pris tous les 4 (Mes soeurs et mon frère) pour aller vivre aux Ulis (91). Et là dans la cité je suis tombé sur une bande de jeunes qui dansaient du jazz-rock, ça a été le coup de foudre.

A partir de ce moment là j’ai commencé à délaisser mes études pour la danse… Je trainais très souvent en boite pour danser jusqu’à plus soif. Je faisais des petits boulots pour me payer mes cours de danse (manutention, mettre des prospectus dans des boites aux lettres, V.R.P, Vendeur en prêt à porter, barman en discothèque…). N’ayant pas assez de temps pour assouvir ma passion, j’ai tout arrêté …. J’ai fait du ménage dans l’école de danse pour avoir les cours gratuits.

Ma grande soeur Nina me glissait un petit billet pour que je puisse manger. Je suis devenu danseur professionnel grâce à de nombreux professeurs comme Lucienne Denance, Françoise Raquin , Rick Odums, Reney Deshauteurs, Dominique Lesdema, Bruno Colinet, Irène Tassembedo… J’ai dansé pour la télé, clips vidéo, défilés dansés, compagnies de danse jazz et africaines ). De la danse, je suis passé à la chorégraphie puis au théâtre (Cours Dominique Viriot, Michel Galabru, Debra Bruce ), puis j’ai enchainé avec la télé , le cinéma et le doublage voix (Voix Française de Tyrese Gibson, Djimon Ounsou, Derek Luke…)

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J.W.M: La jeune génération de cinéastes français t’inonde de projets. Quel est ton secret, Bruno ?

B.H: Vérité, sincérité, humilité, disponibilité et écoute. J’aime passer d’un personnage à un autre. Travailler pour être LE personnage et où l’émotion devient diamant brut. Se laisser envahir par l’histoire et la crier avec son coeur…

J.W.M: Tu es MAX le proxénète dans le premier long-métrage de Françoise Ellong « W.A.K.A ». Comment as-tu vécu cette expérience ?

B.H: C’est tout le contraire de ce que je suis dans la vie ! Le plus dur a été de violenter mes partenaires de jeu… Françoise Ellong m’a parlé du personnage et puis après elle m’a laissé faire en me faisant confiance, comme à chaque fois que je travaille avec elle.

J.W.M: Tu es issue d’un mariage sénégalo – martiniquais. Quels sont tes rapports avec tes racines ?

B.H: Je connais plus le côté antillais que sénégalais car ma mère étant elle aussi afro-antillaise elle a suivi mon père. Depuis je me suis rattrapé en allant 3 ou 4 fois au Sénégal, puis d’autres pays comme le Burkina Fasso et le Cameroun. Quand je pose le pied en Afrique c’est comme une renaissance. Je reprends des forces. Je me ressource… Je découvre avec ce sentiment qu’une partie de moi n’est jamais partie. Magie ancestrale sans doute…

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J.W.M: « Le cinéma africain en plein essor » : Vrai ou Faux, à ton avis ?

B.H: Vrai. A commencer par Françoise Ellong. Puis Mama Keita, Mamady Sidibé, Jean-Luc Herbulot, Thomas Ngijol, Fabrice Eboué et j’en oublie plein. Il y a une réelle émergence avec des Histoires fortes, profondes, drôles et originales.

J.W.M: Si un jeune réalisateur africain souhaite travailler avec Bruno Henry ? Comment doit-il s’y prendre ?

B.H: Alors si un jeune réalisateur ou réalisatrice Africain(e) souhaite travailler avec moi, il suffit de me contacter, de venir avec un bon scénario, un premier rôle ou un rôle important et puis voilà…

J.W.M: Reviendrais-tu au Cameroun si tu en avais l’occasion ?

B.H: Je reviens à la nage s’il le faut. Quel magnifique pays, riche en paysages, en ethnies, en débrouillardise. Il y a une telle énergie qui s’y dégage… Si tu veux t’en sortir, tu es obligé d’y aller. L’assistanat ils ne connaissent pas.

Je me suis senti à l’aise, les jours où je ne tournais pas j’ai visité. Je suis allé à Kribi, Bonendalé, Mont Cameroun. A Douala j’ai pris des taxis, des motos-taxis et autres. A partir du moment où je n’ouvrais pas la bouche je passais pour un Camerounais et dès que je parlais j’étais le touriste par excellence. La nourriture avec les bars braisés, les brochettes, le manioc… Et les demandes en mariage ( Et là j’entends Françoise rigoler…)

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