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J.O. : Eric Moussambani ou la leçon de détermination !

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J.O. : Eric Moussambani ou la leçon de détermination !
Moussambani, un nom que vous découvrez peut-être, mais si vous avez regardé les Jeux Olympiques de Sydney en 2000, vous n’avez pas pu manquer sa prestation ! Mais ouiiiiii ! Souvenez vous ! C’est ce nageur équato-guinéen de 22 ans qui avait défrayé la chronique et suscité quelques quolibets, à cause de sa façon de nager, et du temps excessif qu’il avait effectué, lors de ce 100 mètres nage libre ! 1 minute 52 secondes et 72 centièmes !
Quand on sait que le record du monde à ce moment là, était de 47 secondes et 84 centièmes, ça fait long, trop long ! Le fou rire des commentateurs ce jour là en dit d’ailleurs long sur la prestation de notre bonhomme, qui nage alors d’une façon, comment dire …. peu académique, à une cadence infernale. Malheureusement, il n’avance pas ou très peu. Mais attention ! Une fois l’éclat de rire passé, il faut remettre les choses dans leur contexte et reconnaître le courage de l’homme …
Eric venu représenter son pays la Guinée Équatoriale, en Australie, n’avait pas les aptitudes généralement requises pour une compétition de haut niveau, mais bénéficiait d’une invitation spéciale. Une dérogation avait en effet permis aux pays émergents de participer aux J.O. Il avait alors appris à nager, tenez vous tranquilles, quelques mois seulement avant la compétition ! Mieux, dans une piscine d’hôtel de 20 mètres de longueur, alors que les piscines olympiques en font 50 mètres ! Autant dire qu’un miracle n’était pas attendu !
Néanmoins, il y’en a eu du miracle : celui de la détermination et du courage. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que celui que les médias baptisèrent « Eric l’anguille » est sorti de l’eau. Tel un héro, de longues minutes après ses adversaires, faisant probablement la pire performance de l’histoire de la natation à ce jour, mais sûrement l’une des meilleures de l’histoire du courage aux J.O. : “Les premiers 50 mètres n’ont pas été très difficiles, mais pendant les 50 derniers j’étais vraiment inquiet et je pensais que je n’allais pas finir la course. Heureusement, “quelque chose est arrivé. Je pense que c’était le public qui m’encourageait. J’étais vraiment fier. Cela restera un moment inoubliable et j’ai vraiment apprécié les applaudissements du public. J’avais l’impression d’avoir remporté la médaille d’or.”
Ce qu’il faut retenir de son passage à ces J.O. de Sydney en 2000, c’est que, bien qu’issu d’un pays qui ne disposait pas d’infrastructures (une seule piscine dans tout le pays à l’époque, celle d’un hôtel) , équipé d’un bonnet et de lunettes prêtées par des athlètes d’autres pays, et bien que n’ayant pas reçu les entraînements nécessaires pour une compétition de ce niveau, il avait eu le cran de participer ! Et surtout, qu’il avait tenu à aller jusqu’au bout, à finir ce qu’il avait commencé. Moussambani portant fièrement les couleurs de son pays, redonnait ainsi ses lettres de noblesse à la célèbre phrase attribuée à De Coubertin : «  L’important c’est de participer », expliquant que : “L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu“.
Douze ans après, le jeune homme de 34 an, riche de son expérience, et désormais entraineur de l’équipe nationale de Guinée Equatoriale, se présente cette fois aux Jeux Olympiques de Londres 2012. Eh oui, comme je vous le disais, leçon de D.E.T.E.R.M.I.N.A.T.I.O.N !
Eric Moussambani ne sera vraissemblablement jamais champion olympique, mais restera une figure marquante des J.O. et un symbole de courage et de détermination !

M.A.B

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