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La piraterie de logiciels dans le monde : Les chiffres

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La piraterie de logiciels dans le monde : Les chiffres

Hello Wanda people, c’est comment ?

Je ne me souviens plus du nom de celui qui disait “Commettre une erreur est humain mais copier est la plus grande forme d’honneur”. A ce propos on peut dire que les gens qui piratent là, A-D-O-R-E-N-T rendre honneur aux autres alors ! Pardon chez nous, “quand quelqu’un t’as dépassé tu portes son sac et… en souriant stp !” Non mais, sans rire, je viens de consulter les >chiffres sur le piratage informatique publiés par la BSA (Business Software Alliance), et il n’y a pas de quoi être fier. Même si mon avis sur la question est assez partagée.

D’après une étude réalisée en 2010 par le Business Software Alliance et divulguée en mai 2011, pour la première fois, la vente des PC dans les pays émergents (174 millions) a dépassé celui des pays développés (173 millions). Avec de telles statistiques, malheureusement on observe que les économies émergentes représentent désormais plus de la moitié de la valeur globale de vol de logiciels pour PC, soit 31.9 milliards de dollars.

Et la valeur marchande des logiciels piratés en Afrique francophone est évaluée à 27 millions de dollars.

La même étude fournit des estimations indiquant que le Cameroun arrive, après l’Algérie, avec un taux de 82% de logiciels piratés. L’Algérie atteint un taux de 83%, la Côte d’Ivoire 79% et le Sénégal 78%. En tout cas, moi même je commence à soupçonner mon Windows XP là, chuuuut ! Akaaa ! Je n’ai pas dit qu’il avait été piraté hein !

Bref, globalement, le taux mondial de piratage de logiciels PC en Afrique, est de 42% soit une hausse de 3,6%.

Néanmoins pour combattre ce fléau, le célèbre éditeur mondial de logiciels informatiques, Sage, a organisé le 25 novembre dernier à Douala, un séminaire sur la protection juridique des logiciels dans l’espace de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) .

J’entends déjà quelques réflexions sur le coût d’un logiciel pour légitimer le piratage. Faites gaffe, mes Wanda Hackers. Signataire des accords de Bangui, le Cameroun par exemple, punit la piraterie de logiciels, respectivement pour les délits et les crimes, de 5 à 10 ans de prison et de 500 000 à 10 millions FCFA d’amende ! La confiscation de matériel et la fermeture d’établissement font également partie des sanctions prévues.

MON AVIS :

Il est vrai que dans un pays où la grande majorité de la population vit avec moins de $2 dollars par jour, chaque centime compte. Et par conséquent, le coût assez élevé d’un logiciel commercial est une barrière de plus pour franchir le gouffre numérique qui nous sépare des autres pays.

Mais, également, ne perdons pas de vue que les développeurs (concepteurs et/ou programmeurs) de logiciels doivent bien vivre de leur métier et surtout être protégés par les lois régissant la propriété intellectuelle. C’est d’ailleurs une initiative louable par Sage, en mettant l’accent sur le renforcement des législations afin de protéger au mieux la propriété intellectuelle. Car de telles législations protègent les acteurs et le marché lui même, lequel devient plus attractif, donc plus ouvert.

Que faire ? Pourquoi ne pas adopter les logiciels libres. Ils se présentent aujourd’hui comme une sérieuse alternative aux logiciels commerciaux. Leur philosophie est sans doute celle qui correspond à l’Afrique aujourd’hui: le partage, la collaboration. Je tiens à signaler qu’il est possible d’y faire même des affaires onéreuses. Lire d’avantage sur le sujet ici.

Qu’en pensez-vous Wanda People ? Votre avis sur la question nous intéresse.

POSAH

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