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Musique : Eric Legnini and the Afro Jazz Beat Remixé par Souleance

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Musique : Eric Legnini and the Afro Jazz Beat Remixé par Souleance
Musique : Eric Legnini and the Afro Jazz Beat Remixé par Souleance Discograph
Eric Legnini poursuit ses voyages et ses rencontres musicales. Après le succès de son album « Sing Twice ! », Eric Legnini est aujourd’hui remixé par Souleance sur le titre « Carmignano » pour un moment de pur bonheur entre Electro et abstract Hip-Hop.  
Le Jazz d’Eric Legnini et l’Electro Hip-Hop de Souleance font bon ménage : Dans cette collaboration avec le pianiste et producteur Eric Legnini (nommé aux Victoires du Jazz 2013), il faut voir la rencontre de deux mondes pas si éloignés, les influences s’entremêlent et révèlent cette immédiateté, cette évidence pour Souleance qui en l’espace de quelques secondes dit avoir trouvé  l’angle pour aborder cette relecture.
Souleance, c’est l’association du producteur Fulgeance et de Dj Soulist (What the Funk), la rencontre des boucles Hip-Hop détonantes sur un socle de productions électroniques,  des instrumentaux  syncopés qui régalent les foules venues assister à un show où le combo livre toute l’énergie de ses compositions.
Tout est dit dans le titre. Ce jeu de mot raisonne fort à propos sur la carrière d’Eric Legnini. Chante à deux fois, donc ! Cela fait doublement sens chez celui qui, depuis Miss Musique : Eric Legnini and the Afro Jazz Beat Remixé par Souleance DiscographSoul en 2005, a pris sept ans de réflexions avant d’en arriver là. Entendez un album qui flirte bien souvent avec la Pop. Tout son parcours plaide pour l’ubiquité du quadragénaire, qui s’est fait la main auprès des plus fameux improvisateurs de sa Belgique natale.
En 2008, il achève avec « Trippin’ », le dernier volet du triptyque (Miss Soul, Big Boogaloo) qui l’impose comme l’un des maîtres de l’art du trio à la française, où sa science des standards se double d’une connaissance des classiques soul. Puis ce sera « The Vox » en 2011, un disque qui redit jusque dans son titre son désir de lendemains enchantés. “Avec la voix, tout devient plus clair, plus lisible. Au premier degré.”, confiait-il alors… Eric Legnini se verra décerner à cette occasion une victoire de la musique Jazz.
En 2013, notre bonhomme maintient le cap avec « Sing Twice ! ». Dix doigts majeurs – trente si l’on ajoute le batteur Franck Agulhon et le contrebassiste Thomas Bramerie – et trois voix majuscules, voilà la formule alchimique (relevée ça et là d’une section de cuivres, d’une guitare funky, de quelques percussions de l’Afro Jazz Beat) qui le compose. Les voix c’est d’abord celle d’Hugh Coltman, croisé lors de l’émission “One Shot Not” sur Arte. C’est ainsi qu’Eric convie le chanteur anglais lors d’un premier concert à l’automne 2011. “Il apportait une tournure plus blues, plus soul, plus Stevie.” Tant et si bien que désormais Hugh devient un membre à part entière du groupe, comme le confirment les trois thèmes superlatifs où son timbre singulier, un brin dandy pouvant prendre les accents d’un falseto blues, fournit la couleur principale de cet album aux reflets multiples : soul pop.
Musique : Eric Legnini and the Afro Jazz Beat Remixé par Souleance DiscographDeux autres chanteuses mettent d’ailleurs leur grain de soul sur cette galette, lui donnent des couleurs complémentaires : la Malienne Mamani Keita, dans une veine plus clairement afro funk, et l’Américano-Japonaise Emi Meyer dans un registre nettement plus folk. “Avec Mamani, j’ai réussi à achever ce que j’avais entamé sur « The Vox ». L’Afrique très présente est cette fois incarnée par cette griotte qui habite avec une intense énergie les deux titres que je lui ai proposés. Quant à Emy, elle offre un autre point de vue, plus clairement folk pop.”
Pas de doute, jusque dans sa conception, « Sing Twice ! » affiche ses prétentions : un disque de jazz aux contours pop, un album de pop aux atours jazz. Il suffit de se pencher sur “Snowfalls”, un véritable hymne qui devrait rappeler de bons souvenirs aux amoureux de Radiohead et de E.S.T.! Il en va de même d’“Only For A Minute”, un chant hanté par la figure tutélaire de Stevie Wonder, drappé dans une ambiance folk. Et si “Yan Kadi” marche avec classe dans les traces de papa Fela, si “The Source” est l’hommage masqué d’une griotte à “Africa Brass”, “Cinecitta” clôt ce recueil par un salut évident à l’Italie de ses origines, mais porte aussi la marque de respect de cet arrangeur pour tous les grands auteurs de bandes originales. Autant de références, de révérences, qu’Eric Legnini assume à 200 % tout comme il assure jouer à 300 % Jazz. “Si on écoute bien mon disque, on entendra par derrière beaucoup de joueries Jazz, un état d’esprit dans l’interplay du groupe et dans le rapport à l’accompagnement des voix propres à cette façon d’aborder la musique. C’est un laboratoire pour qui sait entendre, où le jazz reste la matrice, et la pop représente le cap.”

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