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Portrait : Sandra Bérété, Créatrice haute joaillerie – Guinée Conakry

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Portrait : Sandra Bérété, Créatrice haute joaillerie – Guinée Conakry
Portrait Sandra  par Philippe Schlienger
Wanda People ! Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter Sandra Bérété, créatrice en haute joaillerie artistique qui crée sur mesure des petites séries, des bagues de fiançailles et parures de mariages et des pièces uniques fabriquées par les ateliers de la Place Vendôme.
Il est si rare de trouver des créateurs haute joaillerie dans la communauté africaine –il est vrai ce n’est pas notre culture à la base–, que c’est un réel bonheur de découvrir les créations de Sandra Bérété, qui sont un régal pour les amateurs de beaux bijoux qu’elle présente sous la marque Ode Saint Lys.
S Appeal bague profil
Entre Art et Déco pour l’approche géométrique et graphique dans les lignes et Art Africain et Caribéen pour ses partis pris de volumes surdimensionnés, de formes florales et d’utilisation généreuse de pierres de couleur, les créations joaillières de Sandra Bérété paraissent issues de cet imaginaire naïf et joyeux propre aux représentations du Paradis Perdu comme on peut les voir dans l’œuvre du Douanier Rousseau.
Une approche mêlant étroitement art et design, dont la dimension décalée et non dénuée de notes d’humour (tels ses bagues orchidées et fleurs carnivores ou ses camés à motif tête de lion) n’en intègrent pas moins de manière rigoureuse les codes propres à la Haute Joaillerie.
C’est dans l’intimité feutrée d’un petit bureau/show-room niché au quatrième étage d’un immeuble de la rue Saint-Honoré que la créatrice a choisi d’exercer ses talents. En l’occurrence ceux de joaillière. Ou plutôt de créatrice en joaillerie, ainsi que le rectifie cette amoureuse de la littérature et du beau et juste mot.
« Je n’ai pas suivi d’apprentissage en ce sens, et je ne travaille pas à l’établi. Je ne considère donc pas comme une joaillière, mais plutôt comme une plasticienne s’exprimant de manière privilégiée au travers du bijou ».

Crazy Love Credit Philippe Schlienger

Son parcours
Née à Paris il y a une trentaine d’années, issue d’une famille impériale d’Afrique de l’Ouest, la princesse Sandra Bérété a un goût prononcé pour l’Afrique et son art,  une fascination pour le bijou volumineux, les couleurs chatoyantes et la flore luxuriante.
Après l’obtention haut la main de son bac Lettres et Mathématiques, cette brillante élève qui voue un culte à Simone de Beauvoir et JeanPaul Sartre, décide de mettre ses pas dans ceux de l’illustre Léopold Senghor en s’inscrivant en Hypokhâgne, avec l’idée d’entrer ensuite à Normal Sup’. Elle abandonne au bout d’une année et intègre alors l’Institut Supérieur de l’école de commerce (ISEC) tout en entamant parallèlement, et en cachette de ses parents, une carrière de modèle pour peintre. Elle pose aux Beaux-Arts, à l’école Met de Penningen, sert de doublure pour la réplique en cire de Joséphine Baker destinée au Musée Grévin, et a le privilège d’être immortalisée par le grand portraitiste Edouard Georges Mac Avoy, longtemps président du Salon d’Automne, et le photographe Edouard Boubat.
Une incursion dans le domaine de l’art que cette admiratrice depuis l’adolescence de Georges Rouault et Nicolas de Staël, et dont l’un des cousins n’est autre que Bruno Pédurand l’un des plus grands artistes caribéens contemporains, professionnalise en travaillant pendant plusieurs années pour la galerie Georges Aleskievicz, pour la fondation Coprim et pour le peintre et photographe d’origine ukrainienne Anton Solomoukha.
Sa rencontre avec le bijou
Elle se fait progressivement et d’abord par le biais du cristal, matériau qui la fascine au point de l’inciter à partir au beau milieu des années 1990 visiter les cristalleries d’une Tchécoslovaquie alors en pleine scission. Mais le véritable déclencheur à sa vocation joaillière est sa rencontre avec Henri Gargat, à la fois maître orfèvre/joaillier, inventeur génial d’automates, et sculpteur auquel Sandra montre quelques unes de ses réalisations en cristal de roche et pierres semi-précieuses. Encouragée par le Maestro, elle convainc le studio de création Bernon-Gomez de lui ouvrir ses portes pour lui permettre d’apprendre l’art du croquis tout en s’initiant par ailleurs à la gemmologie.
Rock & Lace profilEn 2001, elle présente sa première collection au Salon de Bâle. Les organisateurs du salon et les différents acteurs du marché jugeant que ses créations sont artistiques et non ‘produits’, on lui recommande de présenter ses pièces dans le cadre de foires internationales privées et lors de Festivals tels que le Festival de Cannes.
Fin 2009, Jacqueline Bouchard, costumière en chef du film Le bruit des glaçons réalisé par Bertrand Blier choisit une de ses créations pour le rôle d’Evguenia interprété par l’actrice Christa Théret.
C’est sûr qu’il faudra débourser quelques euros pour se procurer les créations de Sandra, mais ne dit-on pas que les diamants sont éternels ? Dans tous les cas, cela en vaut le détour, car se rincer l’oeil dans un un bain de beauté n’a jamais fait de mal à personne…

Crédit Photos : Philippe Schlienger

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Chevalière mixte My Friend Leo

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