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Réseaux sociaux : Elle tweete une horrible blague raciste, sa vie devient un cauchemar

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Réseaux sociaux : Elle tweete une horrible blague raciste, sa vie devient un cauchemar

 

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Le réseau social Twitter est bien le nouveau théâtre de la cruauté. Au centre de la scène ce samedi, Justine Sacco, Américaine blonde et blanche, responsable de la communication d’un grand groupe de médias, qui a déclenché la plus grande tempête de la courte histoire de Twitter, une affaire qui sera enseignée dans les écoles de communication.

« Je pars pour l’Afrique »…

Avant de prendre l’avion à Londres pour des vacances en famille en Afrique du Sud, un long vol sans connexion, Justine Sacco a « tweeté » vendredi une blague terrifiante :

« Je pars pour l’Afrique. J’espère que je ne vais pas attraper le sida. Je plaisante, je suis blanche ! »

Le tweet, désormais effacé, de Justice Sacco (Capture d’écran)

Puis Justine Sacco -dont le père, Desmond Sacco, magnat minier sud-africain « pèse » 1,4 milliard de dollars- a éteint son portable, pour de très longues heures de vol vers l’Afrique du Sud, sans se douter du tsunami d’incrédulité, d’injures, ou de plaisanteries qu’elle avait déclenché sur les réseaux sociaux américains.

Jusqu’à la direction de sa société, AIC, éditeur de sites comme The Daily Beast, qui l’a désavouée, puis virée, avant même d’attendre de lui parler.

D’autres tweets accablants

Pendant son vol, les internautes lancent un « hashtag » (mot-clé) sur Twitter : #HasJustineLandedYet (est-ce que Justine a atterri ?) en imaginant sa tête lorsqu’elle découvrira l’ampleur du désastre. Le site Buzzfeed a retrouvé d’autres tweets accablants et fait la liste des « seize tweets que Justine Sacco va regretter »…

Et une ONG a créé le nom de domaine JustineSacco.com qui redirige vers un site de dons pour lutter contre le sida. L’imagination au pouvoir.

Sans nouvelles de Justine Sacco

A son arrivée en Afrique du Sud, aux premières heures de samedi (heure française), Justine Sacco a supprimé son compte, et aurait été aperçue accrochée à son portable par un « twittos ». Mais aucun média n’a réussi à la joindre, comme l’indique le New York Times.

Sur Twitter et Facebook, plusieurs comptes ou pages se faisant passer pour elle ont été créés, puis effacés, sans que leur authenticité ait pu être prouvée.

[Il faudra attendre dimanche pour qu’elle s’excuse dans un communiqué : « Les mots ne peuvent pas dire à quel point je suis désolée et combien il est nécessaire que je présente mes excuses aux Sud-Africains. (…) Il y a une grave crise liée au sida dans ce pays (…). Pour avoir évoqué cette crise –qui ne fait aucune différence de race, de sexe ou d’orientation sexuelle– et les millions de personnes qui vivent avec le virus de manière insensible, je suis honteuse“].

Les histoires de ‘fail’ (échec), comme on dit sur Twitter, sont légion, mais aucune jusqu’ici n’avait pris cette ampleur. Il faut dire qu’en touchant d’un seul coup le sida et le racisme, avec une désinvolture extrême, Justine Sacco a mis la barre très haut. A méditer avant de tweeter…

Via : Rue 89

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