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Roman : « Parifreakan – Ici c’est Paris » de Stéphanie Swi

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Roman : « Parifreakan – Ici c’est Paris » de Stéphanie Swi

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WanDiscovery ! « Parifreakan – Ici c’est Paris », le premier roman de Stéphanie Swi est désormais disponible. Contemporain, authentique ! Un futur succès !
« Parifreakan – Ici c’est Paris » est le titre du premier roman de Stéphanie Swi. Elle y explore la vie, la psychologie et les tourments de la jeunesse africaine de France, dont la quête du bonheur se solde par un oubli de soi faisant fi de toute morale et ouvrant la porte à un mimétisme bête de la Jeunesse parisienne, celle qui a l’argent, l’insouciance et le divertissement comme proches : les Bobos. Les « Bobofricains » en sont leur caricature. Drôle et satirique à la fois, ce roman  fait resurgir des souvenirs d’une jeunesse qui se voulait ambitieuse malgré sa naïveté, et libre malgré son ignorance…
L’auteure
Née à Yopougon en Côte d’Ivoire, Stéphanie Swi s’envole pour la Tunisie où elle vivra pendant trois années consécutives avant de partir à quatorze ans pour la France où elle passera une partie de sa scolarité à Orléans. Dans cette ville, elle découvrira un genre nouveau d’adolescents. A quinze ans, elle écrit une première nouvelle qu’elle essaiera de faire publier sans succès.
Partie un an plus tard pour Paris, elle y terminera son cycle secondaire et y rencontrera au cours de ses nombreuses sorties des personnages atypiques. Elle fréquentera différents milieux qui lui feront voir d’autres facettes de cette jeunesse de France et qui l’entraîneront à découvrir des comportements qui seront les traits de caractère des personnages qu’elle a créés.
Retournée à Orléans deux ans plus tard pour entamer un BTS, elle débutera l’écriture de son premier roman à la demande de la maison d’édition au sein de laquelle elle travaillait.
La philosophie
Forte de ses deux années parisiennes, le sujet sur lequel elle écrira lui sembla naturel. Son travail consistera essentiellement à montrer un visage différent de la jeunesse africaine de France, loin de l’image péjorative que renvoient les médias. C’est également dans le but de pointer du doigt ce problème générationnel de cette jeunesse décomplexée, cependant victime de son manque d’introspection et de l’hypocrisie dont elle fait preuve à son égard mais aussi à celui de ses proches.
Le livre est disponible sur les principales plateformes de vente en ligne.

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roman-parifreakan-stephanie-swiExtrait : 

Au commencement, il y avait internet…

Pour beaucoup de jeunes africains, vivre en France, à Paris reste un rêve, quelque chose d’inespéré. Quant à ceux qui ont cette chance là, de faire partie de ces privilégiés qui vivent en Europe, les choses ne sont pas toujours évidentes. Souvent perçus comme des sans papiers ou des étrangers venus d’Afrique pour trouver fortune là où l’herbe était plus verte, ces derniers essayent tant bien que mal d’eux aussi se faire une place au soleil. En ce qui concerne le peu d’Africains qui ont une bonne situation, les Bobofricains, le train de vie qu’ils mènent est loin d’être connu de tous. Et c’était pour faire partie de ces Bobofricains qu’Eve, une jeune fille de dix sept ans s’était mise à fréquenter des gens à forte popularité et influents. Ce qu’elle ne savait pas, c’était qu’être une Bobo n’allait pas être une mince affaire, et surtout que la route allait être longue jusqu’au sommet de cet univers impitoyable. Arrivée à Paris deux ans plus tôt, elle avait eu le temps de se renseigner, d’observer et de suivre les personnes qu’elle pensait qu’il fallait suivre pour faire parler de soi.

Comme la plupart des jeunes de son âge, pendant les vacances scolaires, elle passait ses journées à surfer sur internet commentant les photos de ses amis mais aussi celles des amis de ses amis. C’est ainsi qu’elle rencontra Christian, un Blasian* qui comptait plus de deux milles commentaires sur son blog dont la majorité étaient postés par des jeunes filles qui lui disaient ô combien il était beau ! Il avait pour habitude de sortir le weekend au Gibus club, une célèbre discothèque parisienne qui passait essentiellement des nouveautés musicales états-uniennes ; tout ce qu’aimaient les jeunes gens de dix sept à vingt-cinq ans. C’était parce qu’il avait posté sur son blog une photo sur laquelle il apparaissait aux côtés de son meilleur ami, Terrence, dans ce haut lieu de l’amusement qu’Eve, qui avait de suite reconnu l’endroit, avait laissé plusieurs commentaires et avait là un prétexte pour discuter avec le jeune homme. Après avoir regardé les photos de cette dernière avec attention, il lui répondit :

– Ah toi aussi tu vas au Gibus ? On pourrait y aller ensemble un jour… Tiens prend mon Msn, cricridu75@hotmail.fr.

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