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WandaFoot : L’entraineur – Pourquoi toujours les “watt” ?

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WandaFoot : L’entraineur – Pourquoi toujours les “watt” ?

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DEBAT : Wanda People, le football africain on le sait regorge de talents, cependant il est loin de son réel potentiel. Depuis le 19 janvier dernier se tient la CAN en Afrique du Sud, peut-être est-ce l’heure de faire un petit bilan. Nous vous proposons de débattre sur les maux qui affaiblissent ce football qui nous est si cher en se posant les bonnes questions afin pourquoi pas de trouver des pistes de solutions. Nous vous invitons ainsi tous à participer largement au débat afin que chacun puisse apporter sa (petite) contribution.
Le principe est simple, partons d’un constat, de faits, et soulevons des questions, émettons des critiques constructives des pistes de réflexions afin d’inspirer les tonton d’en haut pour mieux gérer ce business. Qui sait, peut-être que les yeux de certains d’entre eux viendront traîner par ici (ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ?). Nous aborderons quelques points (non exhaustifs)  en surface, l’idée étant que chacun s’exprime sur les sujets évoqués.
On se lance ? Go !

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7. L’entraineur : Pourquoi toujours les “watt” ?

Les entraîneurs occidentaux, une tradition depuis les années 60

Le football africain continue de susciter l’intérêt des entraîneurs étrangers. En effet, l’Afrique a vu, depuis la création de la CAN, défiler une pléthore de techniciens venus d’Europe mais qui ont connu des fortunes diverses.

La présence des entraîneurs étrangers est devenue une tradition dans notre continent dont les responsables espèrent tirer profit de l’apport de ces techniciens dans les domaines de la préparation, l’assimilation de la rigueur tactique et le sens du professionnalisme et parfois même de l’organisation des stages de recyclage pour les entraîneurs locaux. C’est l’Allemand Peter Schnittger qui a été le précurseur de ce phénomène en Afrique durant les années 60 avant que son compatriote Otto Pfister (Sénégal) et le Français Lucien Leduc (Algérie) ne montrent la voie à d’autres coachs à l’image de Henri Michel (Maroc) et Alain de Martigny (Gabon), au Franco-Polonais Henry Kasperzcak (Tunisie). Dans ce même contexte, rappelons que c’est l’Hongrois Titkos qui a été le premier entraîneur étranger ayant remporté le premier trophée de la CAN en 1959 avec l’Egypte.

Source : Football africain : L’empreinte des entraîneurs étrangers

Les entraineurs étrangers ces “sorciers blancs”

Sur les 16 entraineurs présents à la Can 2013, au moins neuf sont originaires d’Europe et d’Amérique latine. Pourquoi, ce recours sans cesse à des techniciens étrangers pour l’encadrement des équipes nationales ?

Des techniciens payés à prix d’or et pour des résultats très souvent en deçà des attentes de ceux qui leur ont fait appel. N’existe-il pas dans les pays africains des compétences locales ou s’agit-il d’un autre complexe face à ce qui vient de l’extérieur, un complexe face à l’homme blanc ? Le sujet suscite des débats et pour en parler nous avons invité,Yéo Martial, seul entraineur ivoirien à avoir jusque là remporté avec la Côte d’Ivoire, une coupe d’Afrique des nations. Egalement invité à ce débat, Henri Manga, consultant international et entraineur adjoint de l’équipe nationale militaire de football du Cameroun.

Source : Arbre à palabres : Ces «sorciers» blancs entraineurs de football en Afrique – 

Ecouter le débat audio sur DW.de

 

Les entraîneurs occidentaux, des mercenaires du football ?

Selon Jomo Sono, ex-sélectionneur de l’Afrique du Sud, le recours trop fréquent aux techniciens étrangers explique en partie ces éliminations prématurées. L’Algérie était effectivement la seule formation africaine menée par un sélectionneur local (Rabah Saâdane).

« Il y a une règle en Afrique voulant que les entraîneurs locaux ne soient bons que pour la Coupe d’Afrique des Nations tandis que les Européens sont privilégiés pour la Coupe du Monde. Ca n’a pas de sens et c’est complètement pernicieux », a déclaré Sono.

Pour ce dernier, la nomination la plus incohérente concerne celle de Sven-Goran Eriksson à la tête de la formation ivoirienne. « Si l’entraîneur est d’origine européenne, il a besoin de passer plus de temps dans un pays pour comprendre sa culture. Cinq semaines, c’est trop court pour un Mondial », a regretté Sono.

Idem pour le Nigeria où le Suédois Lars Lagerback est arrivé en février dernier alors que le pays comptait une multitude de talents à sa disposition. Affichant le bilan le plus catastrophique des équipes africaines, Paul Le Guen avait été nommé en juillet 2009 mais a fait l’objet de nombreuses critiques pour ses séjours trop rapides au Cameroun.

Source : Les entraineurs étrangers, raison de l’échec africain au Mondial ?

 

Les entraineurs locaux

Le cas de Hassan Shehata

“Quel qu’il en soit, l’exemple égyptien (avec son entraîneur “local” ) doit être non seulement encouragé, mais suivi. En effet, le cas de l’entraîneur égyptien, Hassan Shehata, vient de prouver qu’avec une ferme volonté, on peut réussir avec brio.

Sur les 23 joueurs égyptiens de la CAN, 5 à 6 seulement évoluent en Europe. C’est le même cas, pour l’équipe angolaise. Quant au Soudan et à la Zambie, leurs joueurs évoluent en Afrique, dans leurs propres pays.

Hassan Shehata est celui qui est désormais entré dans l’histoire du football africain, d’abord en remportant la CAN en tant que joueur, puis en tant qu’entraîneur, à deux reprises. Il vient ainsi d’administrer la preuve que seuls le travail et la bonne organisation sont payants.”

Source : Les “Sorciers blancs” du foot africain : Pourquoi suscitent-ils autant d’intérêt ?

 

La question du salaire : Le cas de Joseph Koto

Joseph Koto a été nommé sélectionneur des Lions depuis le mois de juillet. Il a signé un contrat le 13 août pour une durée de deux ans. Pour le désintéresser, le ministre des Sports lui a octroyé un salaire de 6 millions. Il aura également une voiture de fonction et 300 mille FCFA de crédit téléphonique par mois, informe l’Obs. Un logement de fonction lui sera octroyé par l’Etat du Sénégal. En cas de victoire, le coach recevra le double de la prime touchée par les joueurs. Il empochera 3 millions contre 1,5 million pour les footballeurs.

Karim Séga Diouf, qui va quitter son poste de sélectionneur des olympiques pour seconder Koto dans sa mission, aura un salaire de 2 millions 500 FCfa. Ferdinand Coly, nommé «team manager» aura, lui aussi, 2,5 millions FCfa de salaire mensuel. L’Etat du Sénégal prendra en charge ses frais de mission puisqu’il va coordonner les regroupements à l’étranger, faire la prospection des joueurs et aider l’entraîneur à mettre en place une dynamique de groupe. 

Source : Salaires des entraîneurs de l’équipe nationale de football : 11 millions FCfa par mois pour Koto, Karim Séga et Coly

Ce qu’il fallait retenir : Les africains questionnent de plus en plus le recours quasi systématique des entraîneurs occidentaux. Les entraineurs locaux sont dignes de confiance. Il faut les payer correctement.
Voici ce que l’on pourrait se poser comme questions :
Les récents entraineurs occidentaux sont-ils au fait du football africain ? Pourquoi ne pas exiger leur présence à temps plein sur le territoire ?
Pourquoi ne pas faire plus confiance aux entraineurs africains ? Comment leur assurer leur indépendance face aux pressions extérieures (Etat, joueurs, public etc.) ? etc.
A vous  de tenter d’y répondre ou d’énoncer de nouvelles pistes de réflexions ou solutions ! Le football africain est malade, soignons le ensemble !

Continuons le débat sur notre page Facebook.

Lire les autres débats :

DOSSIER SPÉCIAL CAN 2013

Lire également :

Sur les traces des sorciers blancs

La saga des entraîneurs étrangers dans le football africain

Football: entraîner en Afrique, mode d’emploi

 

 

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