Home Blog WandaFoot : Les politiques – Les tontons jouent-ils au “pousse-pion” ?

WandaFoot : Les politiques – Les tontons jouent-ils au “pousse-pion” ?

0
WandaFoot : Les politiques – Les tontons jouent-ils au “pousse-pion” ?

Wandafoot-livre-Le-football-et-l’Afrique

 

DEBAT : Wanda People, le football africain on le sait regorge de talents, cependant il est loin de son réel potentiel. Depuis le 19 janvier dernier se tient la CAN en Afrique du Sud, peut-être est-ce l’heure de faire un petit bilan. Nous vous proposons de débattre sur les maux qui affaiblissent ce football qui nous est si cher en se posant les bonnes questions afin pourquoi pas de trouver des pistes de solutions. Nous vous invitons ainsi tous à participer largement au débat afin que chacun puisse apporter sa (petite) contribution.
Le principe est simple, partons d’un constat, de faits, et soulevons des questions, émettons des critiques constructives des pistes de réflexions afin d’inspirer les tonton d’en haut pour mieux gérer ce business. Qui sait, peut-être que les yeux de certains d’entre eux viendront traîner par ici (ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ?). Nous aborderons quelques points (non exhaustifs)  en surface, l’idée étant que chacun s’exprime sur les sujets évoqués.
On se lance ? Go !

——————–

 

7. Les politiques : Jouent-ils au “pousse-pion” ?

 

“Football, gouvernement, infrastructures et espace.

La construction des stades et autres aménagements pour la Coupe du monde de 2010 est un exemple manifeste des usages politiques de l’espace dans le domaine du football. Les rapports entre gouvernement, idéologie, infrastructures sportives et politiques de l’espace étaient au cœur du régime de l’apartheid. Cependant, d’autres gouvernements coloniaux et postcoloniaux en Afrique ont aussi mis en œuvre des politiques d’infrastructure et des politiques de jeunesse qui ont pu être inclusives ou exclusives, et qui n’ont pas seulement influencé l’évolution du football local ou national, mais qui reflètent aussi différentes formes de gouvernement.”

Le football comme arène de conflit, de réconciliation et comme outil de « développement ».

Le football peut être aussi un terrain propice à la violence politique ou à la réconciliation. En Afrique du Sud, au Rwanda, en Sierra Leone, au Liberia et en Côte d’Ivoire, il a été perçu comme une force œuvrant pour la réconciliation. Cependant, il a été aussi mobilisé pour canaliser et renforcer des identités ethniques, provoquant violence et conflits au Kenya ou au Rwanda. Le football a émergé au cours de la dernière décennie comme un « nouvel outil de développement » pour les agences multilatérales, les États et les ONG. Il est ainsi fréquemment convoqué pour résoudre une gamme de problèmes sociaux et politiques (pauvreté, SIDA, consommation de drogues, reconstruction post-conflit, réinsertion des réfugiés et inégalités de genre).

L’impact des économies politiques sur le monde du football. Les interférences entre football et politique s’expriment souvent à travers des accusations de corruption, des suspensions, ou la création de comités de « normalisation », qui ne constituent que quelques manœuvres parmi d’autres dans la lutte pour le contrôle des ressources –qui pourra être interrogée. Plus généralement on pourra se demander pourquoi certaines équipes nationales sont plus fortes structurellement que d’autres et comment les ressources sont distribuées entre les différents clubs d’un pays et l’équipe nationale. Le déclin de la plupart des ligues nationales africaines et des clubs en Afrique concurrencés par le succès médiatique mondial des matches des ligues européennes (la Premier Ligue anglaise, La Liga, etc) pourra aussi être mis en relation avec les « migrations » des joueurs africains en Europe dans une économie du foot de plus en plus internationalisée.

Source : Football et politique en Afrique

 

Le Football, une affaire d’Etat

«Le football va mourir de la politisation excessive»

SlateAfrique – Les interventions des hommes politiques dans les choix des entraîneurs ne sont ils pas de nature à perturber les résultats de l’équipe camerounaise?

La haute autorité du sport que je viens d’évoquer pourrait redonner de la souplesse, de l’autorité et désengager les politiques d’un dossier dans lequel leurs compétences sont souvent moquées, folklorisées ou paraissent inappropriées. Quand ils en disposent!

Le football va mourir de la politisation excessive. Le rôle du ministre est mieux compris lorsqu’il se mobilise dans la conduite des politiques publiques et dans la définition des objectifs à moyen et long termes.

En s’occupant de nommer les entraîneurs, il n’agit que pour le court terme et le médiatisable. Le sport est un facteur important d’émancipation et d’approfondissement des règles sociales et éthiques.

C’est quand même plus enthousiasmant pour la santé d’une nation et le rayonnement de sa population que les seuls matches de l’équipe nationale et la durée de vie d’un entraîneur.

Ce qui compte, c’est l’action publique dynamique en faveur des amateurs, de la socialisation des jeunes, en faveur de l’égalité hommes-femmes dans la pratique sportive.

SlateAfrique – Ces interventions sont-elles plus importantes que dans d’autres pays du continent?

E.E. – Dans le continent, l’interventionnisme est la règle et l’imagination réprimée. On voit les résultats! Le plus effarant est qu’après une décevante Coupe du monde, la première organisée il y a deux ans en Afrique du Sud, les pouvoirs nationaux n’aient pas pris le temps de réfléchir sur la pauvreté tactique et technique des équipes africaines, en dehors de celle du Ghana (qui a atteint le stade des quarts de finale lors du mondial de 2010).

Sur le plan national comme international, aucune volonté ne s’est manifestée pour tirer les enseignements afin de partir sur des bases plus conformes au génie des jeunes africains et à leur potentialité physiques et techniques. On se contente trop de l’événementiel et on anticipe peu. C’est dommage!”

Source : Eugène Ebodé: «Le football va mourir de la politisation excessive.»

 

Le 1er décembre derinier, la star de la la sélection nationale du Togo dont il était capitaine avait annoncé la suspension provisoire de sa carrière internationale. Ces explications dénonçaient, selon ses propres termes, «l’ambiance un peu malsaine qui règne dans le nid des Eperviers»et une mauvaise préparation du Togo pour la future CAN 2013.

Le 8 janvier 2012, la Fédération togolaise de football (FTF) a annoncé que l’attaquant rejoignait l’équipe nationale afin de disputer les matchs de la CAN-2013 avec ses coéquipiers des Eperviers, rapporte RFI

Selon l’AFP, le footballeur évoluant en Angleterre à Tottenham s’est entretenu par deux fois avec le président du Togo, Faure Gnassingbé, avant de prendre sa décision. La sélection du footballeur est pour l’agence de presse «le résultat d’intenses tractations menées depuis quelques jours par la FTF et le gouvernement».

Un responsable de la Fédération togolaise de football (FTF), témoignant pour l’AFP, a expliqué que l’attaquant devait rejoindre l’équipe togolaise probablement en fin de semaine.

Source : Togo – Le retour d’Adebayor pour la CAN 2013 est une affaire d’Etat

 

Ce qu’il fallait retenir :  Le football africain étant devenu un enjeu majeur dans nos pays, il souffre d’une politisation excessive. Ils ne jouent pas leur rôle qui est de donner le cadre idéal à l’épanouissement du football.
Voici ce que l’on pourrait se poser comme questions :
Quel devrait être concrètement le rôle des politiques ? N’y a-t-il pas parfois une instrumentalisation pour servir des intérêts personnels ? Comment peuvent-ils oeuvrer concrètement à l’épanouissement de cette discipline ?
A vous  de tenter d’y répondre ou d’énoncer de nouvelles pistes de réflexions ou solutions ! Le football africain est malade, soignons le ensemble !

 

Continuons le débat sur notre page Facebook.

Lire les autres débats :

DOSSIER SPÉCIAL CAN 2013

 

Lire aussi : FOOTBALL, RELIGION ET POLITIQUE EN AFRIQUE

Les terrains politiques du football

Issa Hayatou président à vie du football africain?

Le football, plus qu’un sport en Afrique

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.