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WanDiscovery : Reine Mbéa, Romancière, Auteure des Aventures de Sissi – Cameroun

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WanDiscovery : Reine Mbéa, Romancière, Auteure des Aventures de Sissi – Cameroun

 

Wanda People, voici alors mon coup de coeur ! Reine Mbéa, une jeune romancière originaire du Cameroun, auteure du roman “Les aventures de Sissi : Chroniques d’une serial loveuse”. Un mélange de “Sex and The City” et de “L’étoile de Noudi” (du Professeur Gervais Mendo Ze), né d’une très belle plume, cinglant de pertinence, tant l’auteure y dépeint la vie avec réalisme et sagesse. Ce qui m’a plu et m’a marquée dans ce roman, c’est que tout en étant très africain dans ses références, il reste tout de même très universel.

Encore un destin parti du web et qui prend définitivement vie sur le papier. Je vous le recommande donc chaudement, car il est à découvrir absolument !

C.V.F

 

C’est à l’âge de 8 ans que Reine Mbea se découvre une passion pour la lecture et l’écriture. Née au Cameroun, elle quitte son Yaoundé natal à 16 ans pour Nice en France, afin d’y poursuivre des études en langues étrangères appliquées (LEA).

Sa licence obtenue, elle s’installe au Québec et entreprend en 2008 un périple de plusieurs mois sur le continent africain, qui l’emmènera au Sénégal, en Côte d’ivoire et au Burkina Faso. Elle y découvre la richesse de la langue française et de ses régionalismes, à travers la francophonie.  A son retour au Canada, elle collabore avec divers webzines à travers des chroniques, puis crée un blog dans lequel elle publie ses écrits et réflexions. C’est dans ce sillage qu’émerge le personnage de Sissi. D’abord disponibles en ligne, le succès rapide et croissant des aventures de Sissi convainc la maison d’édition Édilivre d’en publier une version papier.

Amoureuse de culture, l’auteure se définit comme une « Citoyenne du Monde ». Son personnage, ainsi que ses écrits, sont grandement influencés par la trilogie de sa vie. Une trilogie en trois actes, en trois couleurs : Le Cameroun, La France, Le Canada. Des références linguistiques camerounaises aux clins d’œil culturels de la francophonie, elle offre un personnage à travers lequel on se retrouve, indépendamment de ses origines.

Reine Mbea est titulaire d’une maitrise en gestion de projet de l’école des sciences de la gestion de l’UQAM. Elle se spécialise en communication et marketing.

 
LES AVENTURES DE SISSI

Les aventures virevoltantes dans la capitale de Yaoundé d’une jeune camerounaise, Sissi, pas très gâtée par la vie. Maligne et débrouillarde, elle mène sa vie et son monde comme elle l’entend, et surtout vous le fait savoir ! Tantôt vile, tantôt attachante, détestable et admirable. Sissi la tornade vous fait passer par tous les sentiments possibles mais n’a cure de votre jugement ! Car Sissi, la battante sans scrupules est prête à TOUT pour arriver à ses fins.

Ce récit dépeint la vie trépidante d’une jeune femme en proie à un rêve, celui d’accéder à un avenir meilleur. Le réalisme et le cynisme qui s’y mêlent vous transporteront directement dans la bulle de Sissi qui présente le point de vue pertinent d’une jeune africaine des temps modernes, bien décidée à s’en sortir. L’auteure y soulève également les tourments réels des jeunes africaines et africains de nos jours : les affres de la pauvreté, la quête de l’eldorado, la stigmatisation des classes sociales, le complexe du Noir face à l’occident et tout simplement l’AMOUR…

 

EXTRAITS DU LIVRE

Bien sûr que j’ai pensé à poursuivre mes études. Voyez-vous, ma scolarité s’est brutalement interrompue après l’école primaire. Faute de moyens pour payer. N’allez pas croire que ce n’est que dans les films que les filles cessent d’aller à l’école pour s’occuper de leurs petits frères. Je suis la preuve que cela existe bel et bien. Ma mère, entre deux gueules de bois a bien essayé de me réinscrire au lycée. Mais j’y allais une année sur deux. Quand un oncle bienveillant acceptait de payer mes frais de scolarité. À l’âge de onze ans, je me suis improvisée vendeuse de tomates dans un marché tandis qu’un de mes petits frères transportait les sacs remplis d’achats de dames venues acheter à manger. Je devais hurler à tue-tête le prix du tas de tomates. Cent francs. Pour espérer me faire repérer. Il m’est arrivé de me faire voler l’argent que j’avais durement gagné dans la journée, avant de me faire rouer de coups par ces mêmes tortionnaires. Alors, non. L’école n’était pas ma priorité. Et lorsque j’ai découvert que mon visage et mon corps pouvaient me permettre de gagner ma vie, au prix d’un moindre effort, j’ai préféré suivre ce chemin.

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Comme convenu, j’ai retrouvé Ivy cet après-midi pour une petite rencontre entre filles. Nous faisons souvent cela. Assises sur des bancs. Dans la cour de sa villa cossue. Là, profitant de la brise des soirées fraiches de Yaoundé, nous discutons à bâtons rompus. Nous racontant nos semaines respectives. Refaisant le monde. Décortiquant avec malice la vie des uns et des autres. Nous avons toujours une opinion sur tout et tout le monde. Et nous nous plaisons à imaginer que nous sommes les meilleures. Immanquablement, nous finissons toujours par en arriver à parler des hommes. C’est un classique ! Il y a toujours une copine qui s’est fait avoir. Ou la fille d’une voisine qui s’est ramassé une grossesse, cadeau du père d’une cousine d’une autre copine. Il se passe toujours quelque chose avec ces hommes. Il y a ceux qui rentrent ivres au petit matin et chantonnent dans la rue au point de réveiller tout le monde. Il y a aussi ces Etons, les gens de cette ethnie dont on dit qu’ils mangent des morceaux de savon et vivent régulièrement un quart d’heure de folie passagère. Il y en a justement un dans le quartier d’Ivy qui prend plaisir à administrer des corrections à son épouse au beau milieu du carrefour. Entre la boulangerie et la poubelle. Devant témoin. Afin que tout le quartier le craigne. Et que nul n’ignore combien il peut être cruel. C’est comme ça. Tonton Zam, tout le monde le connaît. Il bat aussi souvent qu’il drague. Et même moi qui ne suis pas du quartier, j’ai eu droit à ses sérénades maladroites un jour où il a profité de l’obscurité pour me siffler. Et me coincer contre un réverbère. M’importunant avec son haleine empestant la bonne bière Guinness. Mais je connais ce genre de type depuis l’enfance. Et je sais m’esquiver. Toujours en disant que je vais réfléchir. C’est comme ça chez nous. Quand on nous draguouille par ci, par là, on réfléchit. On se renseigne. On parle aux copines. Comme je parle à Ivy aujourd’hui.

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La vie est trop difficile. Je ne suis pas heureuse ici. Je ne suis à ma place nulle part. À quoi bon vivre pour se sentir si mal dans sa peau. En essayant de se glisser dans la peau de ces autres qui ne veulent jamais vraiment de moi. Je pleure de longues heures durant. Si seulement mon entourage savait dans quelle solitude je suis plongée. Combien j’ai besoin d’eux. Si seulement ils prenaient le temps de regarder sous la carapace. Personne ne comprend donc que ce comportement sulfureux, provocateur et égoïste ne démontre que des signes de désespoir? Regardez-moi ! Sauvez-moi ! Empêchez-moi de sombrer ! Je suis prête à tout pour que quelqu’un me remarque. Prenne enfin soin de moi. Mais personne ne saisit. Tout le monde est occupé. Trop occupé. À ses affaires. A sa petite famille. Et ses soucis. Ce n’est même pas de la faute de mon entourage s’il est aveugle. On l’est tous devenus avec le temps. C’est difficile de s’en sortir soi-même. On est à court d’énergie pour les autres. On essaie soi-même de ne pas perdre pied. On en oublie de tendre la main pour secourir les autres. Comme notre éducation nous l’a appris. C’est cela maintenant notre société. Nous n’avons plus de valeurs. Ou du moins, elles sont seulement conceptuelles. Ce n’est la faute à personne. C’est comme ça. Il faut s’adapter au système. Ou c’est lui qui nous bouffera. Il faut noyer ses soucis dans l’alcool. Comme ma mère. Se dire qu’on est épicurien plutôt que prostituée ou gigolo. Comme moi. C’est comme ça. Une folie collective.

 

LA MAISON D’EDITION

Créée en 2007 par François Guilmoto, Edilivre est une société d’édition qui a pour objectif de rendre l’édition plus accessible aux auteurs. La société édite déjà 3 000 auteurs à travers le monde (France, Belgique, Suisse, Canada, Maroc, Tunisie, Congo…) et présente un catalogue de plus de 7 000 livres, en format papier et numérique.

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Disponible également sur toutes les plateformes légales de téléchargement : Amazon.com, Fnac.com et Rueducommerce.com.

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Céline Victoria Fotso ou l'esprit créatif. Femme d'affaires, designer, community manager ou architecte événementielle, telles sont les multiples casquettes de Céline Victoria Fotso, fondatrice de Je Wanda Magazine. Riche de ses expériences multiples, cette diplômée en marketing de l'Ecole Supérieure du Management de l'Entreprise à Nice et de l'Académie des Arts et du Design de Montréal, se consacre depuis trois ans à bâtir un pôle d'activités créatives tourné vers l'Afrique. Ainsi, après avoir collaboré au sein des services marketing et commercial d'enseignes de renom telles que Yves-Saint Laurent, Michaël Kors, Smalto, ou encore Réminiscence, cette passionnée de culture, d'Afrique aux goûts éclectiques finit par créer Je Wanda & Co, un concept nouveau à mi-chemin entre le web, l'événementiel, la mode et la communication. Véritable fruit de sa brillante inventivité, et de son insatiable fascination pour les individus et la mixité des cultures. Son rêve : Incarner une Afrique jeune, moderne et en mouvement, loin des multiples stéréotypes négatifs récurrents. Autrement dit, montrer une Afrique résolument positive qui ose.

1 COMMENT

  1. Bjr Je wanda!!!

    je m’appelle Tatiana, je suis une camerounaise résidant a libreville depuis un an déjà. Je suis aussi auteur de textes qui a la fin constitueront une histoire. ils sont particuliers de par le ton que j’emploie tout au long, et suret caractérisé par les description des sentiments les plus profonds que l’on puisse éprouver, mais dont on n’ose souvent pas parler; Je voudrais vous inviter à lire quelques textes et s’ils vous plaisent, please diffusez les sur votre page!
    Merci!

    “Pour être honnête avec vous, je dois vous dire qu’écrire le 3e épisode de Jade-Didanée m’a transporté dans des endroits intimes de ma propre tête. j’ai eu comme vous la chair de poule, j’ai même versé quelques larmes.. Sachez que je suis heureuse de me découvrir avec vous, en espérant que vous vous retrouvez quelque part dans ces lignes. Pour Jade-Didanée, c’est désormais le début d’une nouvelle vie, pour moi aussi peut-être…”

    https://www.facebook.com/notes/encre-noire-et-femme/echec-et-mat/402414143110659

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