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WanDiscovery : “Yaoundé Boss”, Dareal – Cameroun

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WanDiscovery : “Yaoundé Boss”, Dareal – Cameroun

 

Dareal "Yaounde Boss"

Il y a quelques semaines, la toile découvrait  le clip de “Yaoundé Boss” par le jeune rappeur camerounais Dareal, sur le beat de “Paname Boss” de La Fouine, réalisé par FrenchKind. Dareal revient un peu sur son parcours, comment lui est venu l’idée de ce son et sa collaboration avec FrenchKind.
“Dareal aujourd’hui, Daryl Flex hier, l’état civil me connait sous le nom de Marc Bidong. Jeune Camerounais né un 12 Avril de la seconde moitié des années 80 à Yaoundé, Hôpital de la Caisse. Je fis une partie de mon cycle maternelle et primaire à l’école privée les coccinelles. Pour ensuite le terminer au Centre Educatif d’Ekoudou Bastos (C.E.E.B) où j’ai eu mon CEP. J’y suis resté jusqu’en classe de 4eme.
C’est dans cette classe où j’ai commencé à m’intéresser au Rap, au hiphop. Et tout c’qui va avec. A cette époque c’est Missy Elliott, Biggie, 2pac, Puff Daddy, Naughty by Nature, Passy, Pit Baccardi (Dédicace à lui en passant), le Beat 2 Boul, NTM, IAM, La Fonky Family, la 1ere Classe (Pour ne citer que ceux là, y’en a tellement) que j’écoutais.
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Mon 1er texte je m’en souviens encore, le titre c’était la vie d’un gangster. Quand je le relis aujourd’hui j’en ris. Néanmoins je rappais déjà les textes de mes rappeurs préférés, question de travailler mon flow. En 2001, j’ai décidé de créer un groupe, avec un cousin : FAMIL-X.
C’est aussi à cette période de ma vie que j’ai commencé à mal tourner. Ce qui à pousser mes parents à m’envoyer à l’internat où mon cas ne s’est pas amélioré. Durant ces années sombres, je dirais, mais nécessaires, car ce sont ces expériences, ces choses que j’ai vécues qui m’ont forgé, je ne me suis jamais arrêté de rapper. Entre les séjours à l’internat, des exils dans différentes villes du pays, une année blanche même. J’finis par avoir mon baccalauréat !
J’suis actuellement étudiant en communication d’entreprise.
Avec Famil-x, pour ce qui me suivent depuis le début, on a fait des morceaux comme “I’m boss remix”, “J’adore DIOR”, “Trop de cash” (Cashin out remix), “Tu croyais quoi…” Qui ont fait du « bruit » à leurs niveaux. On fit même deux mixtapes, mais qui ne verront jamais le jour. Tout récemment, nous avons eu des problèmes, ce qui nous a poussé à nous séparer. Désormais chacun est de son coté.  Quand il y a eu la cassure, je me suis remis en question, parce que les sons qu’on faisait étaient bons, mais ne parlaient pas au Cameroun, à Yaoundé. Beaucoup étaient largués à l’écoute. Les gens appréciaient mais ne comprenaient pas forcément. Et beaucoup aussi ne se reconnaissaient pas dedans.
J’me suis dis si les nigérians mettent en avant leur culture dans leur musique et sont fiers d’être africains, d’être ce qu’ils sont. Pourquoi moi devrais-je avoir honte de ce que je suis et d’où je viens ? Je suis de ceux qui pensent qu’il faudrait commencer par conquérir son bloc, son quartier, sa ville, son pays avant d’avoir pour ambition de conquérir son continent & le monde.
Avec “Yaoundé Boss”, je me suis dis il est temps de “dealer” avec ma réalité. Et de mettre en avant ma ville, mon pays, mes couleurs. J’ai écris le son en quelques heures, le lendemain j’étais en studio, et le jour d’après, j’postais sur Youtube.
La collaboration avec FrenchKind est une vraie anecdote. Le son tournait déjà sur internet, mais je n’avais pas encore pour objectif de le cliper. Mais de plus en plus de gens demandaient un visuel. Là j’me suis dis pourquoi pas ? Mais je ne voyais pas qui pouvait le faire dans l’immédiat. Puis j’ai pensé à Rostou de Frenchkind.
Une amie organisait un diner chez elle. Le rostou y était. Je m’y suis rendu. On s’est vu, et, en discutant, j’ai parlé du projet de vidéoclip avec Rostou. Faire un truc propre, clean qui met en avant Yaoundé, le Cameroun, le 237. Et le remix que j’ai fais représentais bien tout cela. L’idée lui a plu. Et il a eu envie de le faire.  Le rendez vous était pris pour le jour d’après. Et ça s’est fait. On a shooté la vidéo en 2h. Et voilà le résultat !
Mon but dans la vie est d’inspirer en tant qu’artiste les plus jeunes. J’me construis encore mais j’aimerais que les jeunes camerounais, africains, soient fiers de ce qu’ils sont, de ce qu’ils ont. Etre africain n’est pas une fatalité, au contraire, c’est un atout. Sur le plan personnel, œuvrer afin de réaliser mes rêves, « make my dreams come true ».
Musicalement parlant, continuer à faire du son, du rap, faire découvrir mes multiples facettes à travers différentes thématiques au public qui me suit. Une mixtape est déjà en préparation. Le meilleur reste à venir. Soyez juste à l’affut. Des choses se préparent.  « C’ton boy Dareal une fois d’plus ».”

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