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    People : 7 phrases cultes de Paul Biya

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    Depuis des années (33 ans plus précisément) les camerounais sont habitués aux sorties médiatiques de Paul Biya au cours de discours ou d’interviews. Retour sur ces petites phrases au grand parcours…

    Paul Biya n’est pas un “people” comme les autres. Du genre discret, le Président camerounais n’est pas fan des bains de foules, des échanges à rallonge ou des “tcha moi l’os gars”*. Mais alors, quand le père ouvre la bouche, il en émane souvent des locutions qui entrent au Panthéon de la phrase qui tue. Ces phrases, parfois assassines ou teintées de sarcasmes, sont souvent reprises par la rue camerounaise et en deviennent de réelles expressions populaires dans le langage courant du citoyen camerounais.

    Mais quelles sont ces fameuses phrases désormais cultes que les Camerounais se plaisent parfois à reprendre au quotidien ? Nous en avons choisi 7, sans doute les plus connues, dont une bonne moitié sortie lors de moments très difficiles de l’Histoire du Cameroun… Place au #throwback… Action !

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    « La politique aux politiciens… »

    L’année 1991 est particulièrement difficile pour Paul Biya et son pouvoir. Les villes mortes font rage. Des morts se comptent sans que le pouvoir cède d’un iota. L’opposition doit changer de fusil d’épaule pour faire passer l’idée d’une conférence nationale souveraine à laquelle Paul Biya a déclaré qu’elle était sans objet. Dans une interview accordée à Jeune Afrique en septembre 1991, l’un des chefs de l’opposition, Samuel Eboua, alors président de l’Undp, durcit son discours. « Puisque le pouvoir ne veut pas céder, dit-il, nous allons donc radicaliser notre combat.

    Nous allons décréter le blocus de l’aéroport de Douala, amplifier celui du port et faire en sorte que la rentrée scolaire ne puisse pas avoir lieu en septembre, ce qui risque de provoquer une crispation de la part des étudiants et des élèves qui descendront dans la rue, au point que d’ici quelques mois le pays risque d’être totalement paralysé. » La menace est sérieuse. Paul Biya ne peut rester indifférent. « Le combat politique, riposte-t- il, ne doit se faire, ni sur le banc des écoles ni sur le dos des écoles. Ne faisons pas d’amalgame. Laissons toutes leurs chances à nos jeunes. L’école n’est pas une arène politique. L’école aux écoliers. La politique aux politiciens.

     
    Céline Victoria Fotsohttp://www.jewanda.com
    Céline Victoria Fotso ou l'esprit créatif. Femme d'affaires, designer, community manager ou architecte événementielle, telles sont les multiples casquettes de Céline Victoria Fotso, fondatrice de Je Wanda Magazine. Riche de ses expériences multiples, cette diplômée en marketing de l'Ecole Supérieure du Management de l'Entreprise à Nice et de l'Académie des Arts et du Design de Montréal, se consacre depuis trois ans à bâtir un pôle d'activités créatives tourné vers l'Afrique. Ainsi, après avoir collaboré au sein des services marketing et commercial d'enseignes de renom telles que Yves-Saint Laurent, Michaël Kors, Smalto, ou encore Réminiscence, cette passionnée de culture, d'Afrique aux goûts éclectiques finit par créer Je Wanda & Co, un concept nouveau à mi-chemin entre le web, l'événementiel, la mode et la communication. Véritable fruit de sa brillante inventivité, et de son insatiable fascination pour les individus et la mixité des cultures. Son rêve : Incarner une Afrique jeune, moderne et en mouvement, loin des multiples stéréotypes négatifs récurrents. Autrement dit, montrer une Afrique résolument positive qui ose.

    4 Commentaires

    1. Tant que Yaoundé respire le Cameroun vit.
      Donc chacun doit rentré dans sa région natale!
      Nous n’avions pas un President au Cameroun mais plutôt l’échantillon un President.

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