Musique : Ndem 237 – Qu’est ce qui n’a pas marché ? (Édition 2017)

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C’est le mois de célébration de la musique Wanda Peeps ! L’occasion pour nous de repenser à cet art que nous aimons tant, mais aussi à ceux sans qui la musique n’existerait pas : les artistes. Oui, ils sont nombreux à prospérer dans leur carrière et à nous régaler de titres et de belles sonorités qui nous enjaillent* à longueur de journées à qui nous rendons un vibrant hommage. Mais à côté de ceux-là, il y en a malheureusement d’autres, pourtant prédestinés à une belle carrière, qui n’arrivent toujours pas à tenir la promesse des fleurs. On ne le dira jamais assez « Le plus dur n’est pas d’arriver au sommet, mais de s’y maintenir ».

C’est ainsi qu’il y a un an déjà, votre magazine préféré engageait une analyse de ces déceptions de la musique camerounaise, ces chanceux qui ont pu atteindre le sommet sans jamais s’y maintenir. Un travail qui ne nous a pas toujours valu des applaudissements de la part des artistes concernés, C’est le cas de Duc-Z qui s’était violemment insurgé contre cela, bien que quelques temps après avoir tiré cette sonnette d’alarme, le chanteur nous dévoilait le titre « Voilà ça », question de nous montrer qu’il demeure dans le game (does he  though ?). Autre artiste qui a également mal pris notre article c’est la chanteuse Danielle Eog qui s’était fendue d’un post sur Facebook. Mais contrairement à Duc-Z, Danielle Eog s’est ravisée par la suite ayant reconnu en cela notre souci d’alerter les artistes dont la carrière n’était plus sur le « droit chemin ». C’est ainsi que quelques mois après, Danielle Eog revenait sur ses propos et félicitait la Wanda Team pour ce « recadrage », avant de promettre de se remettre au travail.

Eh bien après cette édition inédite de 2016, Je Wanda Magazine est de retour avec l’édition 2017 du Ndem 237. Qu’est ce qui n’a pas marché selon nous ? Lisez plutôt… Rappelons que cette chronique est une analyse qui se veut constructive et pouvant servir aux jeunes artistes en devenir afin de ne pas commettre les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs…


1Parol

Qui au Mboa n’a pas mimé ces vers en 2008 « Parol, c’est moi Parol, appelle moi Parol». Le titre éponyme et single rap de l’année 2007 au Cameroun avec son interprète, Parol, sont en effet devenu en cette période le porte flambeau du rap camerounais. Le poulain du label Mapane Records, auquel appartenait aussi des artistes tels que Ak Sans Grave et Krotal (pendant un moment de sa carrière), est un ancien étudiant de la faculté d’Art du Spectacle à Yaoundé I. Passionné de musique, il avait ainsi débarqué de nulle part avec ce tube. À la vitesse de la lumière, le public adopte ce titre devenu un hymne, au point où le remix de cette chanson voit la participation exceptionnelle du Lion Indomptable Jean II Makoun, alors au sommet de son art. Tout le monde s’arrache Parol, qui enchaine les scènes de spectacle et fait une première très remarquée du tout premier spectacle de Booba au Cameroun. Il sort son premier opus « La Zik pour la Vie », un album éclectique de 8 titres, plein de maturité et bourré de bons sons aux sonorités locales et étrangères, influencées par le southside aux Etats-Unis.

Malheureusement l’album ne réussira pas à sortir des milieux du rap et le rappeur se met sur une voie irréversible vers le déclin. Parol se plaint des moyens financiers qui ne suivent pas dans l’univers urbain, la flamme de l’artiste s’en va, mais ne s’éteint guère. Il s’envole pour la France où il continue d’exercer cemetier qu’il aime tant. Le 25 décembre 2016, Parol dévoile le premier extrait de son prochain album « Mes tourments« . Une chanson teintée de sonorités étrangères. Le public camerounais que Parol s’était constitué ne s’y reconnait pas, et malgré une forte campagne médiatique au Mboa, la mayonnaise ne prend pas. Pour l’heure, Parol continue de travailler sur son album qui est annoncé pour la rentrée de cette année 2017. Une merveilleuse occasion pour cet artiste talentueux de revenir au premier plan, on l’espère…

Notre analyse : Pétri de talent, le rappeur Parol n’a pas su se persévérer dans un univers où la musique urbaine était encore vue comme une musique marginale, celle des voyous. Très vite, Parol a voulu aller à la conquête d’un public qui ne lui était pas acquis en négligeant celui qu’il s’était déja constitué au Mboa. Résultat, l’artiste n’a pas su donner aux mélomanes camerounais ce dont ils avaient besoin à savoir un rap 100% made in Cameroon. Nul doute qu’avec sa capacité d’adaptation et son génie, Parol aurait été le ri du game, s’il avait mieux appréhendé le marché local.

Morale de l’histoire : Pour faire carrière dans la musique, il faut avoir un projet à long terme. C’est une profession comme toutes les autres, il ne faut pas que des gens viennent s’y essayer lorsqu’ils pensent avoir raté leur vie.

Arrière

6 Commentaires

  1. Je trouve votre analyse sur mon game de kilamel un peu facile . Vous parlez comme ci il a juste citer des noms au hasard mais c faux et de plus c clairement un atalaku à force de bouffer du caviar vous ne savez plus reconnaître le bon ndole

  2. tes tres bonnes analyse, cest vrai k killamel cest senti toucher, mais il ya rien de faux dans cette analyse… adapter vous au styl kmer et entourer vous de bonne personne, ce nest pas juste le talent ki compte cest lentourage avec le kel on travaille, killamel est bon, mais il mank un truc…!!! bravo JWM

  3. Bonsoir à vous,
    Je me dois de réagir à cet article que je trouve sans contenu sérieux. Très mauvaise analyse sur cold kid, Edel koulla, Tilla, Numerica, Gasha, Prosby et certains dont j’oublie les noms. Les dates de sortie de certaines chansons citées sont fausses….Waouh!!!! ça craint.
    J’ai beaucoup d’admiration pour Céline Fotso mais cet article n’a rien d’objectifs. C’est un torchon qui a pour but de faire du buzz. Quels sont les outils factuels qui vous amènent à juger certains artistes comme Edel Koulla par exemple? Vous voulez que les artistes fonctionnent comme vous voulez.
    Je ne comprends toujours pas cet acharnement. Vous jugez des gens dont vous ne parlez presque jamais dans vos torchons. C’est choquant.

  4. Honnetement je suis persuader que leur temps viendra. Mais de point de vue faut qu’on arrête de se leurrer, j’attends beaucoup dire ici qu’ils sont fan de hip hop , écoute du hip hop statois et francais mais quand tu les parles de vrai hiphopeur kmer ils te repondent je connais pas. Mais une fois ils ont écouté  » c’est pas mal hein  » ou encore  »ce sont des kmers » Bref ce que je veux dire c’est qu’on commence a consommer locale d’un et de deux le buzz tue le buzz ==franko

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